🇵🇫 French Polynesia News

​Jessica Mou, Miss Dragon Tahiti 2026

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Célébration incontournable de l’élégance, du charme et de la diversité culturelle en Polynésie française, l'élection de Miss Dragon Tahiti 2026 a tenu toutes ses promesses, samedi soir. Au terme d’une édition riche en émotions et en spectacles, organisée dans les jardins richement décorés de la mairie de Papeete, c'est Jessica Mou qui a été couronnée reine de la soirée. Dès l'ouverture des portes, l'effervescence était à son comble. Les traditionnelles lanternes rouges et les somptueux décors floraux ont transformé l'Hôtel de Ville de Papeete en un écrin féerique, accueillant un public venu en nombre pour soutenir ses favorites. Cette année, l'événement a mis un accent tout particulier sur la transmission des valeurs et la fierté d'appartenir à la communauté chinoise de Tahiti. Les candidates en lice ont subjugué l'assistance à travers plusieurs tableaux chorégraphiques minutieusement répétés. Entre des ballets inspirés des légendes ancestrales, des démonstrations de prestance et des défilés en tenues de soirée, chaque prétendante a su dévoiler une facette de sa personnalité, combinant grâce, éloquence et ancrage culturel profond. Après des délibérations particulièrement serrées, menées par un jury séduit par la qualité des prestations, le verdict est tombé : Jessica Mou a su faire l'unanimité. Émue aux larmes au moment de recevoir sa couronne, la nouvelle ambassadrice incarne à la perfection la maturité, l'assurance et la modernité. Praticienne en énergétique chinoise au quotidien, elle a su insuffler tout au long de l'aventure une énergie positive et un message fort d'ouverture sur le monde. Elle succède ainsi avec brio à la précédente détentrice du titre, Haurani Chan. Le suspense s'est prolongé avec l'annonce tant attendue des dauphines, venant saluer le parcours remarquable de l'ensemble du groupe. La première dauphine : Laurence Wan, dont le charisme, l'élégance naturelle et l'aisance scénique ont grandement marqué les esprits et conquis le public. La deuxième dauphine de Miss Dragon 2026 est Hani Lou, qui s'est distinguée par sa fraîcheur, son sourire radieux et une spontanéité très touchante, tout au long de la soirée. Cette magnifique parenthèse festive s'est achevée tard dans la nuit sous les applaudissements nourris des spectateurs et les traditionnels flashes des photographes. Une soirée mémorable qui s'inscrit d'ores et déjà comme l'un des temps forts de l'année à Papeete, ouvrant la voie à une année de représentations riche en projets pour ces charmantes ambassadrices. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Oscar Temaru, réduit au constat

Tahiti, le 26 septembre 2026 - Un communiqué du Tavini, publié le lendemain du vote de la résolution sur l’autodétermination, met encore un peu plus à la marge son président fondateur, Oscar Temaru. Le Tavini est passé maître dans l’art de faire passer les désaccords en son sein pour une expression majeure de la liberté de parole. Rapidement, après des territoriales victorieuses en 2023, les divergences de points de vue entre Moetai Brotherson et Tony Géros sont rapidement survenues. Pendant deux ans, la presse qui observait les tensions fissurer irrémédiablement le parti, a eu le discours de cette liberté de parole “saine” au sein du parti. Jusqu’à ce que la langue de bois ne finisse par accoucher d’un budget tronqué, d’un sabotage en règle de l’action gouvernementale puis finalement de l’explosion du groupe Tavini à l’assemblée avec la naissance de A Fano Ti’a. Mais aujourd’hui, plus de faux-semblants. Et quand Oscar Temaru est obligé de sortir de sa retraite pour venir dans un hémicycle qu’il a déserté depuis 6 mois, c’est pour signifier aux membres du parti qu’il a créé, fait grandir, et porté au pouvoir, que le Tavini, c’est lui, tant que Dieu lui prête vie. La résolution signée et votée à la quasi-unanimité pour débuter des discussions avec l’État et l’ONU sur l’autodétermination ne lui plaît pas, tout comme l’affront de voir ce texte, pourtant inspiré de la pétition qu’il compte lancer prochainement, arriver à l’assemblée et y être amendé, sans même avoir été consulté. 24 heures plus tard, pour ceux qui douteraient encore du fait que le Tavini a définitivement échappé à son créateur, le parti indépendantiste publiait vendredi un communiqué pour vanter la démarche à l’assemblée de la Polynésie française. Parlant d’un “moment historique” . Le parti explique “porter cette vision progressiste du débat public, avec toutes celles et ceux qui veulent proposer un horizon politique apaisé à notre nuna’a pour les années à venir, dans le cadre posé de cette résolution” . Une déclaration du parti qui est autant un affront à son leader, qu’un appel du pied à Moetai Brotherson, reprenant son vocabulaire (“progressiste”), pour peut-être lancer un mouvement de co-construction d’une plateforme à l’approche d’échéances électorales essentielles (législatives, territoriales). Le communiqué du Tavini se conclut en ces termes : “À notre nuna’a, le Tavini veut dire ceci : Ce qui s’est passé jeudi ne vous enlève rien et ne vous impose rien. Cela vous rend, au contraire, ce qui vous appartient depuis toujours : le droit de savoir, le droit de choisir, le droit de décider.” Et à Oscar Temaru, dans un parti qu’il préside toujours, ne reste que le droit de constater. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Crise sanitaire en Polynésie : le service public de santé s'enlise dans un “mode dégradé” chronique

Tahiti, le 26 septembre 2026 - Urgences sous tension, désertification médicale des îles et appel pressant à la réforme. Le Syndicat des praticiens publics de Polynésie française (SPPPF) tire la sonnette d’alarme. La pénurie de taote menace directement la sécurité des patients, alors que s'annonce une saison cyclonique à haut risque. Le syndicat pointe du doigt, qu’en matière de santé publique en Polynésie, ce qui relevait autrefois de l’exceptionnel est devenu la norme. Dans les archipels, les situations critiques se succèdent : Huahine a traversé des périodes de carence totale en consultations avant de tourner au ralenti avec un seul médecin : Bora Bora a dû confier l'intégralité de son centre médical à un seul praticien fin août, entraînant le report de nombreux actes non urgents ; et Uturoa fonctionne en mode dégradé en raison d’un manque crucial d’urgentistes depuis des lustres. Et cette situation n’épargne pas Tahiti. À Taravao, l’hôpital a frôlé la rupture au printemps avec seulement trois médecins titulaires en poste sur les six nécessaires. En juillet, l'absence de remplaçants a forcé une réorganisation lourde, obligeant à solliciter des généralistes et à réorienter les cas complexes vers le Centre hospitalier (CHPF) du Taaone. Au cœur du système, le CHPF subit de plein fouet des vacances de postes dans des spécialités clés (oncologie, radiothérapie, néphrologie, radiologie, chirurgie thoracique et vasculaire), pesant lourdement sur l'ouverture des lits et les blocs opératoires. Pour le syndicat, le mal est profond et touche directement la relève. Si de nombreux étudiants polynésiens formés dans l'Hexagone affichent le désir de revenir exercer au Fenua, la réalité du terrain les rebute. Une enquête menée en 2025 par l'Association de Jeunes Médecins Polynésiens auprès de 140 praticiens révèle un chiffre éloquent : 77,3 % d'entre eux souhaitent rentrer, mais refusent d'intégrer le service public dans les conditions actuelles. Postes vacants permanents, absence de soutien et surcharge de travail : l'équation repousse une génération entière de médecins prêts à s'investir pour leur pays, mais en quête de conditions d'exercice viables. “On ne peut pas demander aux jeunes médecins de revenir dans un système qui ne leur garantit ni équipe, ni soutien, ni conditions d’exercice acceptables” , déplore le SPPPF. Cette fragilité chronique prend une résonance alarmante à l’approche de la prochaine saison des pluies. Face à la menace, l'inquiétude grandit chez les professionnels. “La préparation aux crises commence par des effectifs suffisants au quotidien” , martèle le Dr Tony Tekuataoa, chef du service des urgences du CHPF. En cas d'événement majeur touchant simultanément plusieurs îles, l'édifice sanitaire, déjà sous tension, risquerait de s'effondrer. Pour le syndicat, la solution ne réside plus dans des rustines ou des réformes au rabais – à l'image des frustrations nées de la réorganisation statutaire des infirmiers en 2025. Depuis plus de dix ans, les professionnels de santé portent un projet de réforme globale pour l'ensemble des carrières médicales (médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes). L'objectif est clair : briser la fatalité de la pénurie par l'attractivité, des équipes renforcées et une considération réelle du terrain. Le message des soignants est unanime : sauver la santé publique exige du courage politique et des actes immédiats. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Golf - Les Tahitiennes échouent à quelques millimètres du titre

Tahiti, le 27 septembre 2026 - La première édition de la Pacific Golf Club s’est achevée, dimanche, sur le parcours de Atimaono. Au bout d’une journée intense, Vaimiti Tunoa et Rarau Taerea-Pani se sont inclinées en finale face aux Néo-Zélandaises alors qu’elles étaient à un putt de la victoire sur le dernier trou. Chez les tāne, les deux équipes du fenua ont échoué aux portes de la finale. De longues minutes après la finale, Vaimiti Tunoa était toujours inconsolable malgré le soutien de sa coéquipière Rarau Taerea-Pani et de l’ensemble des spectateurs présents sur le parcours d'Atimaono. La Tahitienne est passée par toutes les émotions, ce dimanche, lors de la finale par équipes de la première édition de la Pacific Golf Cup. Les Polynésiennes, qui s’étaient qualifiées la veille contre les Samoa en demi-finale, avaient réussi à prendre les commandes face aux Néo-zélandaises en fin de matinée en remportant le duel en “foursome”. Il suffisait donc de gagner une des deux rencontres, l’après-midi, pour décrocher le sacre à domicile. Cependant, nos ‘aito sont tombées sur un os en la personne de Aroha Tito qui avait largement dominé les épreuves en individuel quelques jours plus tôt. Si dans un premier temps Rarau Taerea-Pani a fait douter la championne en étant à égalité au bout du 11e trou, la Néo-Zélandaise a réalisé un numéro sur les quatre dernières manches afin de remettre les compteurs à zéro au classement. Une balle de match ratée Tout reposait alors sur les épaules de Vaimiti Tunoa. Opposée à la numéro 2 de Aotearoa, la représentante du fenua semblait avoir fait le plus dur en prenant l’avantage au drapeau du 15. Après avoir manqué de peu le break sur le jeu suivant, elle s’est procurée une première balle de match au 17, mais la Néo-Zélandaise est parvenue à forcer un trou décisif. Sous pression, la Tahitienne n’a pas tremblé avec une bonne entrée sur le green et s’est offert deux putts pour le titre. Cependant, sur son dernier coup de club, la balle a échoué à quelques millimètres du trou à la stupéfaction du public. Il a donc fallu organiser un round de playoff afin de départager les deux équipes. Les Néo-Zélandaises ont opté pour un choix stratégique logique en changeant de joueuse pour ce tour en remettant Aroha Tito sur la piste. En face, le staff tahitien a décidé de laisser Vaimiti Tunoa en scène sur le 18, malgré son erreur. Si elle n’a pas démérité, l'expérience de la joueuse de Aotearoa a fait la différence dans la manche décisive. Un coup dur pour les deux locales qui sont tout de même parvenues à relativiser : “ On est contentes car au final on a emmené la Nouvelle-Zélande jusqu’en playoff. C’est une belle performance. Même si on a perdu, c’est déjà une victoire en soi. En face, elles étaient trois joueuses alors que nous étions deux donc ça a aussi pu jouer physiquement sur la fin. Au final, c’est que du positif et cela nous prépare bien pour les Jeux qui sont notre gros objectif ”, insistent Vaimiti Tunoa et Rarau Taerea-Pani. Trois podiums pour Tahiti en individuel Chez les tāne, Tahiti a réalisé un joli tir groupé en raflant trois des quatre premiers strapontins en individuel grâce à Taimana Hargous, Tuaraina Tamata et Thao Plazanet. Cependant, le titre est revenu aux mains du Néo-Zélandais Reid Hilton qui a été le seul homme à passer sous le par avec une carte de 215 (-1). Il faut également ajouter la troisième place de Vaiana Tehaamatai dans la catégorie féminine. Le championnat par équipes a moins souri aux deux équipes polynésiennes qui ont échoué contre les Îles Cook et Aotearoa aux portes de la finale. Deux autres rendez-vous sont prévus d’ici la fin de l’année avec les interclubs, dès la semaine prochaine, ainsi que la suite du championnat. Résultats 𝗣𝗢𝗗𝗜𝗨𝗠 𝗛𝗢𝗠𝗠𝗘𝗦 1er 𝗥𝗲𝗶𝗱 𝗛𝗶𝗹𝘁𝗼𝗻 – 215 (-1) 2e 𝗧𝗮𝗶𝗺𝗮𝗻𝗮 𝗛𝗮𝗿𝗴𝗼𝘂𝘀 – 217 (+1) 3e 𝗧𝘂𝗮𝗿𝗮𝗶𝗻𝗮 𝗧𝗮𝗺𝗮𝘁𝗮 – 217 (+1) 4e 𝗧𝗵𝗮𝗼 𝗣𝗹𝗮𝘇𝗮𝗻𝗲𝘁 – 217 (+1) 𝗣𝗢𝗗𝗜𝗨𝗠 𝗗𝗔𝗠𝗘𝗦 1re 𝗔𝗿𝗼𝗵𝗮 𝗧𝗶𝘁𝗼 – 232 (+16) 2e 𝗢𝗹𝗶𝘃𝗲 𝗧𝗮𝗽𝘂 – 239 (+23) 3e 𝗩𝗮𝗶𝗮𝗻𝗮 𝗧𝗲𝗵𝗮𝗮𝗺𝗮𝘁𝗮𝗶 – 240 (+24) 4e 𝗩𝗮𝗶𝗺𝗶𝘁𝗶 𝗧𝘂𝗻𝗼𝗮 – 240 (+24) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · sports en

Le Tapura retourne au Sénat

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Les sénatoriales 2026 ont consacré Lana Tetuanui et Édouard Fritch dimanche à Papeete. Le duo, sous l’étiquette Tapura, s’envolera rapidement à Paris pour poursuivre pour l’une, commencer pour l’autre, leur mandat. C’est sans surprise et avec soulagement que les grands électeurs ont appris dimanche au terme du 1er tour, la victoire du ticket Tetuanui/Fritch pour les sénatoriales 2026. Sans surprise puisque la victoire du duo du Tapura était attendue après des élections municipales largement en faveur du parti d’Édouard Fritch. Avec soulagement aussi puisque le centre de vote, le collège Louise Carlson, était comme tout Tahiti, frappé par un soleil de plomb et que peu d’élus ne souhaitaient prolonger la séance de cuisson pour un deuxième tour. Soulagement enfin et surtout pour Édouard Fritch. Maire de Pirae, représentant à l’assemblée, ancien ministre du Fenua, ancien président du Pays, ancien député, il ne lui manquait qu’une entrée pour la Chambre haute. Mais avec 60,95 % de voix, il est 12 points derrière sa colistière, Lana Tetuanui, qui le devance de 75 voix (72,13 %). Un écart qui n’est pas anodin puisqu’un certain nombre de grands électeurs auront eu le réflexe du panachage plutôt que de glisser le bulletin complet dans l’enveloppe. Un panachage dont le report des voix s’est même plutôt orienté vers Steeve Hamblin au lieu du sénateur sortant, Teva Rohfritsch. Un – nouveau – coup de semonce pour Édouard Fritch qui se prépare déjà à passer le relai en 2028 pour les prochaines territoriales. Désormais sénateur, il va devoir démissionner de son mandat de maire de Pirae pour respecter la loi sur le non-cumul des mandats. Mais son poulain, Yvonnick Raffin, ne prendra pas, pour autant, la suite dans son fauteuil de maire. Prévue autour du 19 octobre prochain, la séance du conseil municipal de Pirae, qui devrait permettre à la majorité de porter un nouveau tāvana, pourrait ne pas être pour autant une formalité. “De nombreux élus ne souhaitent pas que Raffin prenne sa succession à Pirae”, explique un proche du conseil municipal. “Et si c’est tout de même lui qui remplace Édouard Fritch, je ne donne pas un an avant que ce soit le bazar.” Surprise et déception Sénateur sortant, dépareillé du ticket Tapura pour ces sénatoriales, Teva Rohfritsch a perdu son siège. Avec 15,95 % des voix, il ne réunit derrière lui que 107 grands électeurs. Trop peu pour espérer un retour à Paris… Trop peu aussi pour envisager une poursuite en solitaire de sa carrière politique. Soutenu par 107 grands électeurs, il va devoir courir après le soutien des électeurs polynésiens dans l’optique des prochaines territoriales, ou des législatives avant elles. En 2023, il regroupait derrière lui 5 423 électeurs… trop peu en solo, trop peu aussi pour peser et réclamer une bonne place dans une liste d’union. Dimanche, le sénateur sortant a quitté le centre de vote avant même la proclamation officielle des résultats. A contrario, Steeve Hamblin continue son bonhomme de chemin. Ancien président du Medef, il a réussi à convaincre 111 grands électeurs pour ces sénatoriales. La prime au panachage lui a réussi, ainsi que le soutien des nouveaux tāvana élus aux dernières municipales. Désormais, l’ancien ministre de Tong Sang ne s’interdit pas de monter une structure politique et d’aller se frotter au suffrage direct à l’occasion des élections législatives à venir, puis des territoriales. Après avoir séduit les élus municipaux, il faudra faire de même avec les électeurs polynésiens. Retour raté pour Sandras Celui qui a écrit une lettre d’amour aux tāvana il y a quelques années, n’a pas prolongé la nuit de noce. Bruno Sandras, qui espérait un meilleur retour avec le Amuitahira’a, n’a décroché que 35 voix. Un score à peine plus élevé que celui de Raimana Jordan du Rassemblement national (20 voix) et Sabrina Birk (10 voix). Jacky Bryant quant à lui maintien son score habituel. Que ce soit avec les grands électeurs ou les Polynésiens lors des scrutin territoriaux, il plafonne à 6 %. Son colistier en revanche fait près de deux fois moins de voix. Enfin, Temarama Varney termine en tête du peloton des décrochés. Le syndicaliste et élu à Pirae qui courrait sous la bannière du A Here ia Porinetia réalise un bon score malgré le faible nombre d’élus Ahip dans les communes. Là encore, pas de quoi en tirer dans l’immédiat de conclusion sur l’implantation du parti de Nicole Sanquer et Nuihau Laurey, mais la performance reste à souligner. Désormais, les prochains rendez-vous devant les urnes, se feront pour tous les électeurs polynésiens avec l’élection présidentielle les samedis 17 avril et 1er mai 2027, les législatives qui suivront probablement, puis les territoriales en 2028. Lana Tetuanui “La victoire de toutes les communes” “Je dois cette belle victoire à tout le travail, je crois, accompli pendant six ans. Je dois cette victoire avant tout, bien sûr, à mes pairs politiques qui existent, qui sont là et qui n'ont pas cédé. C'est important pour moi. Je remercie mon suppléant, Evans Haumani, qui a apporté un signe fort aujourd'hui. Je veux aussi remercier l'ensemble des grands électeurs de la Polynésie française et je peux vous assurer que cette victoire, ça sera la victoire de toutes les communes de la Polynésie, sans distinction, comme j'ai toujours fait. (…) Le choix de la majorité des grands électeurs de la Polynésie s'est porté sur le binôme Lana Tetuanui et Édouard Fritch. Merci pour ce beau résultat. Et oui, aujourd'hui, on commence le travail avec le séminaire des maires à Paea [ce lundi]. On n'aura pas le temps de poser les pieds à la maison. Demain, le travail continue. Je ne dis pas reprend… le travail continue. Permettez-moi quand même d'avoir une pensée, une pensée un peu particulière, à ma commune de Tumaraa. Peut-être qu'ils étaient un petit nombre, mais ils étaient là quand même. C’est une fierté de représenter les Raromatai, bien évidemment, et l'ensemble des communes de notre si beau Fenua.” Édouard Fritch “Le président de la République aime la Polynésie” “Cette élection sénatoriale, ce n’était pas un projet à terme pour moi. L’idée s’est développée sur les six derniers mois. Il y a eu des problèmes de disponibilités, d’unification du parti… [L’interview est coupée par l’appel au téléphone du président de la République, Emmanuel Macron]. Désolé, on a été coupé par le Président de la République, c'est une bonne excuse, non ? [rires]. On a eu très peu de temps au téléphone, mais il appelait pour nous féliciter, nous encourager pour le travail qui nous attend à Paris. Il a envie aujourd'hui de voir tous les parlementaires polynésiens. Donc on se verra et on discutera boulot à ce moment-là. Je voulais le remercier aussi parce que je lui ai dit que les images qui se dégagent et que l'on regarde ici en Polynésie française avec la venue du Pape, ce sont des images encourageantes pour nous. On aime mieux voir la France réunie comme elle est aujourd'hui autour de ça que des CRS qui vont taper sur la tête des gens. Je lui ai dit que la Polynésie suit avec beaucoup d'intérêt parce que ce sont des messages de paix et des messages d’espérance. Le président de la République a beaucoup de sympathie pour la Polynésie française. Il aime la Polynésie française. On va se retrouver très bientôt et on va rediscuter de la Polynésie.” Steve Hamblin “Ni indépendantiste, ni autonomiste” “Merci à tous les électeurs, tous les électeurs qui ont voté pour nous, et l'aventure continue. C'est surtout le classement qui nous intéresse. Pour l'instant, on est juste derrière le Tapura. L'objectif, c'est d'offrir une nouvelle alternative. Comme je l'ai dit, on n'est ni indépendantiste, ni autonomiste. On se focalise sur l'économie et le social. On espère que la population sera beaucoup plus attentive, ouverte à notre offre. Donc on continue le combat. Derrière moi, il y a tous les tāvana qui m'ont soutenu. Des tāvana qui en sont à leur premier mandat et qui ne s'inscrivent pas dans les anciennes mandatures. Ce sont tous ces tāvana qui prônent un changement. Je vais continuer à porter leur voix. Je pense qu'aujourd'hui, le combat indépendance-autonomie a fait son temps. Maintenant, il faut se focaliser sur les soucis de la population. On le sait, il y en a plusieurs. Il y a beaucoup de réformes à faire au niveau des institutions. On l'a senti lorsqu'on a vu les communes. On était partis avec 17 problématiques communales. On en a une quarantaine aujourd’hui. Les communes sont dans le rouge. La situation des communes est même plus grave que dans les entreprises privées. S’il y a des législatives, on ira aux législatives. Après, on ira aux territoriales. L'idée, c’est de voir si on démarre un nouveau mouvement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Rugby - Faux départ pour la reprise du championnat

Tahiti, le 27 septembre 2026 - La première journée du championnat de rugby à 7 tahitien, qui s’est déroulée samedi au stade de la Punaruu, n’a pas été à son terme à la suite d’une grave blessure d’un joueur après un plaquage haut et un début d’échauffourée. Les résultats des rencontres effectuées avant cet incident ne seront donc pas pris en compte au classement. Tout a basculé en l’espace de quelques instants, samedi après-midi, au stade de la Punaruu. Tandis que plusieurs centaines de personnes, joueurs ou spectateurs, se faisaient un plaisir de retrouver les pelouses et le ballon ovale pour une nouvelle saison de rugby, les hostilités ont été stoppées à la suite d’un plaquage haut et d’une échauffourée occasionnant les blessures de deux joueurs. Une toute nouvelle équipe dans la mêlée Pourtant tout avait bien commencé avant cela. Le premier coup d’envoi du championnat de Sevens a été donné par les joueurs du Régiment du service militaire adapté de Polynésie française (RSMA). Il s’agissait d’une grande première pour cette équipe qui n’avait encore jamais participé à un championnat. Un baptême du feu difficile face aux redoutables escouades tahitiennes à l’instar de Punaauia et Fa’a. “ C’est un tout nouveau groupe que l’on vient de monter. Certains n’ont jamais pratiqué tandis que d’autres ont déjà évolué à de très bons niveaux à XV ou en Seven. On a un groupe de jeunes amoureux du rugby qui jouent pour se faire plaisir ”, résume l’entraîneur du RSMA. “On a vécu une reprise un peu compliquée” Dans la foulée, cela a été au tour de Papeete de faire son entrée en lice. Les joueurs de la capitale ont déroulé d’une main de maître leur sujet face à Paea en s’imposant 28 à 0. Une bonne surprise pour leur entraîneur Jérémy Taute : “ On a vécu une reprise un peu compliquée au sein de notre effectif puisque nous avons reçu le calendrier il y a seulement une quinzaine de jours donc on n’a pas eu beaucoup de temps pour se préparer. Mais les gars sont super motivés et avaient hâte de lancer la saison. Nous avons réussi à faire beaucoup de jeux malgré une équipe un peu expérimentale même si on a certains joueurs qui sont habitués à ce format à 7. Au début nous n’avions pas vraiment d’ambitions pour ce championnat, mais la mayonnaise à l’air de prendre et au vu de notre performance on peut viser quelque chose” . Le choc de trop Le dernier match de poule a opposé la formation de Fa’a à l’équipe numéro 2 de Punaauia. Un match très intense entre deux équipes qui visaient la première place du groupe A. Malheureusement, le choc à tourné court et à même entraîné la fin prématurée du tournoi. Tout est parti d’un plaquage haut d’un joueur de Punaauia. Une action qui a provoqué un début d’échauffourée dans la confusion générale tandis qu’une partie des spectateurs tentait de s’introduire sur la pelouse. En parallèle, les deux protagonistes initiaux sont restés pendant de longues minutes à terre sur la pelouse. Si le joueur de Fa’a a réussi à reprendre ses esprits, il a aussi perdu quelques dents des suites de l’impact avec son adversaire. Du côté adverse, l’état du rugbyman, touché notamment aux cervicales et sorti sur civière, est plus alarmant. Les deux hommes ont été pris en charge très rapidement par les pompiers. Les organisateurs ont ensuite logiquement décidé d’annuler la suite du tournoi avant le début des phases finales. Les résultats des quatre rencontres qui s’étaient déroulées auparavant ont été annulés. Le championnat se jouera donc certainement uniquement lors des deux autres tournois fixés, les 10 et 24 octobre, à moins qu’une autre date soit ajoutée. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · sports en

Va’a – Le Mémorial Inapurehau chargé d’émotion

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Le club Varuatahi Va’a Tahiti a organisé, samedi au Parc Aorai Tini Hau, la première édition du Mémorial Inapurehau en mémoire d’une petite fille prématurément disparue. Ses parents Onaku et Stanley Paie-Ellis ont souhaité que l’événement soit caritatif et rende hommage à tous les enfants partis trop tôt. Environ 200 rameurs, des plus jeunes aux vétérans, ont vécu un événement empreint de beaucoup d’émotion. Une nouvelle compétition figure désormais au calendrier du va’a local avec le Mémorial Inapurehau. D’autres Mémoriaux sont déjà programmés dans la saison en hommage à des rameurs et dirigeants du va’a du Fenua, mais l’événement organisé samedi était chargé d’une intensité émotionnelle plus forte que de coutume dans la mesure où il rendait hommage aux enfants prématurément disparus. Onaku et Stanley Paie-Ellis qui ont vécu cette tragédie le 29 septembre 2025 (Inapurehau était décédée à la naissance) ont voulu marquer l’anniversaire de la perte de leur petite fille par un hommage bienveillant en organisant une compétition de va’a, sport dans lequel tous deux sont impliqués en ayant créé le club Varuatahi Va’a Tahiti en 2022. Aujourd’hui présidé par Isabelle Vincent, le club a logiquement géré l’organisation et la logistique samedi avec un rôle très actif du couple Paie-Ellis. Isabelle Vincent témoigne : “La philosophie de notre club, c’est le va’a pour tous et avec tous. Nous accueillons des personnes qui n’avaient jamais ramé et nous avons aussi des rameurs de l’élite. Nous voulons transmettre les valeurs attachées au va’a : le respect, l’humilité et le taho’e. Ce sont ces valeurs qui incarnent le Mémorial Inapurehau aujourd’hui et l’idée c’était de se retrouver, de partager la peine de Onaku et Stanley et de tous les parents qui ont perdu un enfant prématurément. Mais on veut aussi partager la vie en famille et autour du va’a. Au nom de Onaku, Stanley et notre club, je veux remercier tous les rameurs présents et leur entourage qui contribuent à rendre l’événement festif malgré toute l’émotion qui s’en dégage. Je veux aussi remercier tous nos partenaires qui ont été généreux ainsi que l’association SOS Suicide qui est toujours présente à nos côtés.” L’essentiel était bien de participer Le programme des courses a été lancé à 8 heures par les poussins qui ont navigué sur des V3 en baie de Matavai. Puis ce fut le tour des V6 sur des distances variables en lagon ou en haute mer, des benjamins à la course open mixtes de 10 km réunissant juniors, seniors et vétérans avec obligation d’avoir au moins une féminine dans l’équipage. Dix courses se sont ainsi enchaînées dont celle inédite réservée aux familles. Ces épreuves ont réuni plus de 200 participants. La remise des prix a clôturé l’événement vers 13 heures avec de multiples récompenses pour toutes les catégories d’âge grâce à la générosité des sponsors. Onaku Paie-Ellis s’est confiée : “C’est bien sûr une journée très particulière pour moi et mon mari Stanley car elle marque un an de la perte de notre fille Inapurehau. Nous voulions lui rendre hommage ainsi qu’à tous les enfants qui sont partis trop tôt. Je ressens beaucoup d’émotion et c’est aussi le cas de beaucoup de personnes présentes aujourd’hui et de ceux qui n’ont pas pu venir mais qui nous accompagnent par la pensée. Nous enregistrons une participation d’environ 200 rameurs et ça nous satisfait pour une première édition d’autant qu’il y a pas mal de participants dans les catégories Enfant et que notre événement tombe dans une période de grandes courses dans le calendrier fédéral. Nous sentons aujourd’hui le soutien du milieu du va’a local et beaucoup de personnes qui ne sont pas dans le milieu ont fait l’effort de venir ramer parce qu’elles se sentaient touchées par la cause.” L’essentiel était bien en effet de participer lors de cette journée hors du cadre sportif. Reste que les rameurs ont tout de même donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire honneur au Mémorial. Pour l’anecdote notons que le club organisateur a remporté deux succès (minimes et fun 8 km) tout comme Ihilani Va’a (benjamin et famille) et que c’est Heivaa Hoe qui a gagné la grande course du jour, le 10 km open mixte. Onaku Paie-Ellis a confié en conclusion de l’événement : “Votre présence, vos encouragements et vos sourires ont contribué à faire vivre cette journée comme nous l’avions imaginé : un moment de partage, de rassemblement et de souvenir.” Le club Varuatahi Va’a Tahiti envisage de reconduire le Mémorial Inapurehau tous les ans. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Surf - Aelan Vaast sort d’entrée face à Kiara Goold

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Le premier tour masculin et féminin de l’épreuve brésilienne des Challengers Series s’est déroulé samedi sur le spot de La Praia de Maresias à São Sebastião. Aelan Vaast et Kiara Goold se sont affrontées dès la première série de la compétition tandis que Vahine Fierro et Tya Zebrowski n’ont pas encore fait leur entrée en lice tout comme Mihimana Braye. Le hasard du tirage n’a pas verni les surfeuses polynésiennes pour le début de la troisième étape des Challengers Series au Brésil. Aelan Vaast et Kiara Goold se sont retrouvées l’une contre l’autre dans la première série de la compétition. Les deux Polynésiennes ont également dû se frotter à la numéro 1 du classement, l'Australienne Sierra Kerr. Une opposition fatale pour Aelan Vaast qui a été éliminée de justesse avec un total de 9.20 points. En revanche, Kiara Goold s’est qualifiée en prenant la deuxième place de sa série en comptant 10.16. Elle rejoint donc en 32es de finale deux autres surfeuses du fenua puisque Vahine Fierro ainsi que Tya Zebrowski, qui luttent pour garder leur place au sein du Championship Tour, ont décidé de jouer sur les deux tableaux afin de rester au sein de l’élite mondiale. Un nouveau duel polynésien au prochain tour D’ailleurs Tya Zebrowski est dans la même série que Kiara Goold pour ce deuxième tour. Elles seront également face à Anat Lelior qui avait atteint la finale de la dernière Tahiti Pro. Vahine Fierro sera quant à elle confrontée à Sol Aguirre, Charli Hately et Talia Swindal. Chez les tane, Mihimana Braye, exempté du premier tour, est opposé en 64es finale à Mateus Hardy, Taro Watanabe et Jett Schilling. La compétition qui devait continuer, dimanche, n’a pas pu se dérouler en raison de conditions défavorables. « Comme les prévisions annonçaient la journée avec les plus faibles conditions de houle, l'épreuve a été annulée», a déclaré Travis Logie, responsable des circuits et compétitions de la WSL. « Les conditions ne sont pas bonnes du tout aujourd'hui, mais la bonne nouvelle est que les prévisions s'améliorent de jour en jour. ” Un nouveau point sera effectué lundi matin afin de reprendre ou non les hostilités. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Football - Tahiti remporte son premier duel face aux Îles Cook

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Les Toa Aito se sont imposés face aux Îles Cook, samedi soir, sur la pelouse de Rarotonga (1-3). Un premier succès encourageant pour le nouveau sélectionneur de la sélection tahitienne Joël Fréchet. Une revanche entre les deux équipes est prévue mercredi prochain. La nouvelle ère tahitienne débute par une victoire. Plus d'un an après leur dernière rencontre internationale où ils s’étaient inclinés en demi-finale des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 face à la Nouvelle-Calédonie, les Toa Aito ont retrouvé les terrains. Les Polynésiens se sont rendus, samedi, aux Îles Cook afin de disputer leur premier match de l’année. Zinédine Zidane n’était pas le seul coach à faire son baptême du feu sur le banc d’une sélection nationale, cette semaine, car il s'agissait également des grands débuts de Joël Fréchet qui a succédé à Samuel Garcia désormais entraîneur de Tahiti United. Une entame en boulet de canon Il n’a pas fallu longtemps pour observer la nouvelle patte de l’ancien entraîneur lyonnais à l'œuvre. Au bout de seulement huit minutes de jeu, Tahiti à mis rude épreuve la pauvre défense des Îles Cook en inscrivant deux buts coup sur coup grâce à Maitera Tanerii. L’attaquant de Central Sport s’est comporté en renard des surfaces pour signer un doublé (6e et 8e). Au retour des vestiaires, le milieu de terrain de l’AS Tefana, Honoura Maraetefau, a enfoncé le clou à la suite d’un bon pressing collectif des Toa Aito (62e). Les Iles Cooks ont tout de même sauvé l’honneur, devant leur public, en fin de match grâce à un coup de pied arrêté indirect conclu par Kerim Kumsuz (84e). Une nouvelle opposition entre les deux équipes est prévue, dès ce mercredi 30 septembre (16 heures), toujours sur la pelouse de Rarotonga. L’occasion à nouveau pour les Toa Aito de se tester en vue des Jeux du Pacifique 2027. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · sports en

“L’identification coûte moins cher”

Tahiti le 25 septembre 2026 – L’identification des chiens doit être une priorité par souci d’économie des deniers publics car entre la capture, le vétérinaire, ou encore la garde de l’animal la facture peut très vite montée. “ Et lorsque l’animal ne peut pas être adopté, la facture s’alourdit encore pour le contribuable” . Vendredi, des tables rondes et cinq ateliers participatifs ont été mis en place à la mairie de Pirae, en marge des Tahiti Uri Days à l’invitation du Syndicat Intercommunal pour la Gestion de la Fourrière Animale (Sigfa). Comme thèmes principaux : la gestion des animaux errants et le bien-être animal. Plusieurs solutions ont été abordées : les modèles de gestion communale et le rôle des acteurs, la gestion des animaux dans les îles et les spécificités insulaires, le cadre juridique de la gestion animale, repenser la place et la structuration des associations ou encore la sensibilisation, information et campagnes de communication. Seuls les associations, représentants de l’État, du Pays et des communes ont pu participer à ces ateliers. Le rendez-vous était organisé sur invitation. M e Fidèle, présent à ce séminaire, rappelle que l’application des textes relatifs au bien-être animal est récente : “L es maires, il leur faut du temps pour se les approprier, mettre en place les services publics, la fourrière, les locaux adaptés, exercer correctement les pouvoirs de police, ça prend du temps. Et cela permet de partager les expériences .” Pour le chef de service de la police municipale de Faa’a, Ariinui Tarahu, l’identification des chiens doit être une priorité. “Ç a coûte moins cher”, affirme-t-il . “ Quand l’animal est identifié, la commune peut vite retrouver son propriétaire et le restituer. Mais sans identification, il faut payer la capture, le vétérinaire, la garde, voire l’euthanasie. Et s’il n’est pas adoptable, la facture pour le contribuable grimpe encore.” Dans ce contexte, la stérilisation reste pour lui un outil important. Tout comme la sensibilisation, notamment auprès d’un public scolaire plus à l’écoute que les adultes. Il propose même que les enfants visitent la fourrière parce que “ c'est du concret” : “Vous avez un chiot, c'est joli, c'est gentil et tout. Ça grandit, vous ne vous en occupez pas. L'animal risque de se retrouver en fourrière (…). Il faut investir sur cette génération. Après c'est eux qui reprennent leurs parents, les adultes. On a plus de facilité à craquer pour ce que nos enfants nous disent qu’à respecter ce que nous impose la loi .” “Le chien a toujours fait partie de notre famille” Le 9 e adjoint au maire de Pira’e, Teddy Cheung assure avoir été confronté à la problématique des “ chiens errants entraînant des problèmes de voisinage, de salubrité dans les quartiers, de surpopulation aussi . Mais [il] pense que c'est dans notre ADN aussi d'accueillir les chiens chez nous .” Certaines personnes âgées se retrouvent même avec quatre à six chiens. “Après, elles peuvent se sentir submergés et cela joue sur le plan économique car elles ne peuvent plus nourrir convenablement leurs chiens. Mais elles veulent les garder, c'est de l'amour, ce n'est pas de la maltraitance. Dans l'histoire de la Polynésie, le chien a toujours fait partie de notre famille .” La responsable de la cellule bien-être animal à la Direction de l'environnement (Diren), Karine Bonato, souligne que juridiquement c’est “complexe” car il y a un partage des “compétences et des responsabilités” entre le propriétaire et les institutions, État, Pays et communes. “Chacun a des missions qui peuvent s'imbriquer les unes avec les autres et c'est ce qui fait la complexité, d'un point de vue juridique, de la mise en place de toutes les mesures, de tous les textes réglementaires en lien avec le bien-être animal et la gestion des animaux” . Cette année, près d’une trentaine de projets ont été déposés auprès de la cellule bien-être animal et 23 ont été subventionnés par la Diren dans les cinq archipels de la Polynésie. Karine Bonato veille aussi “à la bonne utilisation des deniers publics, c'est-à-dire que les associations n'essaient pas de tromper le Pays sur l'utilisation des fonds publics”. Elle rappelle que le bien-être animal relève de la compétence du Pays et qu’à ce titre “il doit veiller à sa sécurité, et celle des humains. Ça passe par la biosécurité, il faut savoir qu'un animal peut être vecteur de maladie. Et quand on prend soin de lui, forcément, il est moins à même d'amener un risque de transfert de maladie à l'homme. Je pense, entre autres, à la leptospirose” . Rosella Villant, tāvana de Fakahina “Les chiens sont plus nombreux que la population” “Chez moi à Fakahina et à Fangatau les chiens sont plus nombreux que la population et le problème c'est que la plupart sont mal nourris, malades, maigres. Ça fait mal au cœur. Heureusement que certaines familles entretiennent bien leurs chiens. Je suis là pour avoir des solutions pour qu'il y ait moins de chiens car ils prolifèrent. On m’a dit que je peux mettre des amendes et je vais en mettre pour tout cela. Aux Tuamotu, ce n'est jamais clôturé et les chiens sont sur la route. Et quand il y a des personnes qui arrivent à vélo, en deux-roues, ils se font poursuivre par les chiens et je ne veux pas avoir un problème de ce genre. Je ne veux pas que ma population soit mordue par les chiens. J'ai créé une association environnementale, chez moi. J'ai demandé de l'aide au territoire. Mais le temps était limité et je n’ai pas obtenu la subvention. J'ai demandé à l'État une subvention de 1 million de francs. On m’a donné 357 000 francs. Qu'est-ce que je peux faire avec ça ? Rien. Je peux peut-être payer juste le déplacement de deux vétérinaires. Mais, les soins, la stérilisation, et tout le reste, qui va payer ?” Ariinui Tarahu, Chef de service de la police municipale de Faa’a “Un adolescent s'est fait mordre à un centimètre de la carotide” “Les gens qui donnent à manger aux chiens, c'est louable mais le problème d'errance continue et l'animal est toujours sur la voie publique. Pire, la personne qui a l’habitude de lui donner à manger part en vacances. Les animaux continuent à venir sur le site. Un exemple concret : une personne leur donnait à manger sur le parking d'un établissement scolaire. On l’a informé qu’il y a un arrêté qui interdit le nourrissage. Elle n’a pas voulu coopérer, même après plusieurs sommations. Elle a été verbalisée. Deux à trois semaines après, un adolescent s'est fait mordre à un centimètre de la carotide. On a échappé à un drame. Les animaux en divagation sont de la responsabilité du maire. À notre demande la famille a déposé plainte. Réquisition de l'officier de police judiciaire : ‘Veuillez me fournir tous les éléments ; les actions menées par votre service en matière de divagation’. Le fait qu'on ait verbalisé et les rapports de police ont protégé le maire parce qu'on a fait tout simplement notre boulot. On a été décrié par certains de nos détracteurs, par les associations, on est méchant, on est ceci, on est cela, mais le jour où il y a eu la morsure, il n'y a plus personne .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

L’ancien bagagiste condamné à sept ans de réclusion pour viol

Tahiti, le 26 septembre 2026 - Après trois jours de procès, la cour d’assises a reconnu coupable de viol et de tentative de viol l’homme de 36 ans jugé pour des faits commis en 2019 dans un hôtel de Bora Bora. L’avocat général s’était dit “persuadé” de sa culpabilité et avait requis 12 ans de réclusion criminelle. La cour l’a finalement condamné à sept ans de prison. Vendredi, u dernier jour du procès pour viol, tentative de viol et agression sexuelle dans un hôtel de Bora Bora en 2019, la cour peine toujours à départager les versions. En début de matinée, la défense fait lire le témoignage d’une cheffe de rang de l’établissement. Elle affirme avoir vu sur les réseaux sociaux l’accusé et la victime commenter les publications de l’un et l’autre, avec des “cœurs” ou des “like”. Des affirmations fermement contestées par la victime, qui assure n’avoir jamais commenté les publications de son ancienne collègue, bagagiste au moment des faits. M e Hina Lavoye, avocate de la partie civile, reconnaît la difficulté du dossier. “Je ne suis pas juge mais avocate”, rappelle-t-elle, avant de résumer l’opposition entre “une femme dans un état déplorable parce qu’elle s’est fait violer” et un accusé qui dit : “Je n’ai rien fait.” Face aux accusations de mensonge, elle lance : “Si c’est une menteuse, on peut lui décerner un Oscar” , ironise-t-elle rappelant que même le psychiatre avait jugé son récit “cohérent”. Elle insiste sur le traumatisme : “Personne ne vous prépare à ça. Vous avez été pénétrée sans avoir rien demandé. Que ce soit une minute ou une heure, on se sent salie.” Et de conclure : “Ce n’est pas parce qu’on est un beau gosse qu’on a le droit de violer impunément.” “Il y a des souffrances qu’on ne peut pas mimer” Dans son réquisitoire, l’avocat général rappelle le principe de présomption d’innocence. Mais face à une affaire où “c’est parole contre parole”, il demande aux jurés : “Pourquoi croire plus l’un que l’autre ?” Il décrit l’accusé comme “un jeune homme plutôt bel homme, sportif, qui présente bien, poli”, “quasiment le gendre idéal”, avant d’affirmer : “Mais au vu des éléments, je suis persuadé que Monsieur est coupable.” Pour défendre la crédibilité de la plaignante, il évoque son attitude à la barre : “Est-ce qu’on peut mentir et avoir la lèvre qui tremble comme ça ? Réfléchissez.” Les quatre expertises ont, selon rappelle-t-il, établi qu’ “elle souffre réellement et il y a des souffrances qu’on ne peut pas mimer”. Enconclusion, il requiert 12 ans de réclusion criminelle avec inscription au Fijaisv en précisant : “Il va recommencer. Si c’est passé une fois, ça passera une deuxième fois”, met-il en garde. La défense revient de son côté sur la reconstitution en 2024 et les conditions de luminosité : “Il faisait trop nuit pour apercevoir le sexe de l’accusé”, estime M e Isabelle Nougaro. La victime ayant fait une description du pénis de l’accusé pour se justifier au moment de ses auditions. Elle évoque aussi les surnoms “Mon cœur” et “Chouchou” qu’aurait utilisés la victime avec l’accusé, d’après un autre témoignage, tout en soulignant qu’ “aucune preuve de conversation et de messages entre les deux” n’a été retrouvée, les deux ayant “tout effacé”. “Un dragueur n’est pas un agresseur”, conclut-elle, avant d’ajouter à propos de l’accusé : “On peut tuer quelqu’un de plusieurs façons. Lui, il est mort socialement.” Après trois jours d’audience, la cour a déclaré l’homme coupable de viol et tentative de viol. Il passera sept ans derrière les barreaux. Alexandra Perrini Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Première Rencontre des entrepreneurs de Polynésie : “La confiance, c'est vraiment quelque chose d’important”

Tahiti, le 25 septembre 2025 - Le Medef-Polynésie veut faire de la première Rencontre des entrepreneurs du Fenua un temps de réflexion sur les conditions nécessaires au développement des entreprises. Fiscalité, réglementation, formation, accompagnement et innovation seront au cœur de cette journée organisée le mardi 27 octobre au Hilton Tahiti. Pour Yannick Cadet, président du Mouvement des entreprises de France en Polynésie Polynésie (Medef), difficile de parler de développement économique sans parler de la capacité des entrepreneurs à se projeter. La première Rencontre des entrepreneurs de Polynésie, sera organisée le mardi 27 octobre au Hilton Tahiti. L’événement se fait fort d’être un lieu de réflexion sur les moyens de donner davantage de visibilité aux entreprises et de favoriser leur développement. Son thème très explicite est “Cap Croissance”. Le Medef-Polynésie entend y réunir entrepreneurs, dirigeants, experts, décideurs publics et partenaires institutionnels autour d'une même question : comment faire grandir l'économie polynésienne dans un territoire marqué par son insularité ? Pour Yannick Cadet, le contexte est complètement propice à cette réflexion. Car, la Polynésie connaît actuellement une croissance modérée. Mais plutôt que de se satisfaire de cette situation, le président du Medef estime qu'il faut déjà préparer la suite. “On est dans un contexte aujourd'hui où il y a une croissance qui est modérée, mais il y a de la croissance. Il y a 2 % d'augmentation du PIB en 2025. Donc c'est précisément à ce moment-là qu'on doit se poser la question de préparer la suite.” L’ambition du directeur Général de Poe-ma insurances est d'aller chercher davantage de croissance : “On doit pouvoir aller chercher 5 à 7 points de croissance du PIB, ce qui va générer derrière la création d'emplois et d’activité.” Pour y parvenir, il estime que les entreprises doivent pouvoir investir, recruter, innover et surtout changer d'échelle. “Il y a un véritable tissu entrepreneurial. Il y a un vivier d'entreprises qui est important, mais il y a aussi un vivier principalement constitué de petites entreprises”, expose-t-il. La question est donc, selon lui, de savoir comment permettre à ces petites entreprises de grandir “pour faire en sorte que demain, elles soient moyennes, puis de grandes entreprises”. ​“Les cartes, on les a en main” “Entreprendre c'est prendre des risques, essayer de les mesurer, de les maîtriser. Donc pour entreprendre il faut avoir de la visibilité”, développe Yannick Cadet. Le président du Medef insiste notamment sur la stabilité de la réglementation. “Quand les règles ne sont pas stables, elles ne sont pas prévisibles. Évidemment que ça contraint la volonté d'innover, que ça contraint la volonté d'entreprendre. Ça fait peur.” Fiscalité, réglementation, droit du travail, innovation, numérique ou connectivité : autant de leviers sur lesquels, selon lui, la Polynésie dispose pourtant de marges de manœuvre. “Les cartes, on les a en main”, dit-il. Il cite notamment la capacité du Pays à définir sa fiscalité, son droit du travail et une partie de son cadre réglementaire. Cette question de la confiance commence, aussi, bien avant les difficultés. Yannick Cadet estime qu'un autre enjeu se situe dans la formation des futurs entrepreneurs et dans leur capacité à comprendre les mécanismes économiques de leur propre entreprise. Une lacune qui peut avoir des conséquences concrètes lorsqu'une personne se lance dans la création d'une très petite entreprise. “C'est certainement un élément qui fait qu'il y a pas mal d'entreprises qui disparaissent parce que la gestion financière et comptable de l'entreprise n'avait pas été faites correctement.” Il cite notamment une erreur de compréhension fréquente entre chiffre d'affaires et bénéfice. Un autre problème évoqué : les chefs d'entreprise ne demandent pas nécessairement de l'aide lorsqu'ils commencent à rencontrer des problèmes. “On n'a pas toujours l'information. Ce sont souvent des personnes qui le vivent un peu mal, elles ont un peu honte. Donc elles ne partagent pas forcément. Et quand on l'apprend, il est parfois trop tard.” D'où la nécessité, selon lui, de mieux mobiliser l'ensemble de l'écosystème économique autour des entreprises. Cette réflexion sera l'un des fils conducteurs de la journée du 27 octobre. Faire de la Polynésie “un laboratoire” Cette réflexion sur l'innovation ouvre aussi une autre piste défendue par Yannick Cadet : celle d'une Polynésie capable de tester des solutions qui pourraient ensuite être exportées vers d'autres territoires. “Je pense qu'un petit pays doit avoir une capacité d'agilité supérieure à celle d'un grand pays.” L’exemple du Swac [un système de climatisation utilisant l’eau fraiche des profondeurs marines, NDLR], développé en Polynésie, démontre qu'une innovation née dans un contexte insulaire peut convaincra à l’international. Yannick Cadet évoque aussi, à titre d'exemple, la possibilité de tester des véhicules autonomes sur le territoire. Avec un réseau routier insulaire, moins dense et plus limité que celui de grands pays, certaines expérimentations pourraient selon lui être plus faciles à organiser. “Je pense que sur un certain nombre de sujets, on doit avoir la capacité d'être ce laboratoire d'expériences.” La journée Rencontre des entrepreneurs ne sera pas seulement une succession de prises de parole. L’événement débutera à 8 heures avec une conférence inaugurale, suivie de quatre tables rondes. La première, consacrée à la création, la reprise et la transmission d’entreprises, posera la question de l’autonomie économique de la Polynésie. La deuxième s’intéressera aux freins à la croissance des entreprises, notamment en matière de fiscalité, de talents et d’administration. Après le déjeuner, les échanges porteront sur le numérique, l’intelligence artificielle et l’innovation dans un petit marché comme la Polynésie, avant une dernière table ronde consacrée aux infrastructures, au droit, à la concurrence et à la simplification administrative. La journée doit se terminer à 16h30. Une première édition appelée à se renouveler ? Pour cette première édition, le Medef veut rester sur un format d'une journée, dense mais suffisamment ouvert pour permettre les échanges. Des temps de pause sont prévus entre les différentes séquences, avec l'idée de favoriser les rencontres entre entrepreneurs et décideurs. Le président du Medef-Polynésie assume le caractère expérimental de cette première édition. Mais il imagine déjà des échanges avec d'autres territoires insulaires, notamment la Nouvelle-Calédonie et les autres réseaux Medef du Pacifique. L'idée serait de mutualiser certaines réflexions et certains moyens. Le syndicat patronal veut faire de cet événement un rendez-vous annuel et une première étape pour mettre autour de la même table ceux qui entreprennent, ceux qui décident et ceux qui accompagnent les entreprises. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Papeete : les scooters Hello Scoot retirés

Tahiti, le 25 septembre 2026 - Neuf scooters de la société en liquidation Hello Scoot’ qui encombraient l’espace public en centre-ville ont été déplacés, jeudi, pour être entreposés sur un parking à Paofai. L’opération a été menée par les services techniques et la police municipale, sous l’œil du tāvana Rémy Brillant. Les véhicules ont été regroupés sur le parking de l’ex-TNAD, à Paofai. La liquidation judiciaire de la SARL Hello Scoot’ ayant été prononcée, l’opération a été conduite à la demande du liquidateur judiciaire Tamatea Ancel. Cette opération doit permettre de libérer des places de stationnement, mais aussi de sécuriser l’espace public et de préserver le cadre urbain. Depuis l’arrêt définitif de l’activité de location en libre-service de la société Hello Scoot’, les Vespa jaunes ont progressivement fini à l’abandon sur des places de parking pour deux-roues de la capitale. Certains scooters ont depuis été dépouillés de leurs pièces. Des épaves ont même été retrouvées sous le pont de la Fautaua, a indiqué Rémy Brillant à Tahiti Infos . Reste désormais la question du devenir de ces véhicules. Pour le moment, les neuf scooters sont entreposés à Paofai. Mais leur gestion se heurte au problème du stockage des véhicules hors d’usage. La ville indique travailler “à la mise en place d’une solution permettant, à terme, leur compactage et leur évacuation dans de meilleures conditions”. Le projet Hello Scoot’ devait à l’origine favoriser les déplacements doux dans la capitale. Lancé avec l’ambition de proposer une solution de mobilité en libre-service, le dispositif avait notamment été distingué en 2022 par le concours Innovation Outre-mer. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Saisies et interpellations à Faa’a et Mahina

Tahiti, le 25 septembre 2026 – 119 plants de cannabis, 57 grammes d’herbe séchée, 447.500 francs, un pistolet d’alarme et 13 cartouches, ainsi que du matériel de conditionnement, dont trois balances électroniques, c’est le bilan de deux opérations menées cette semaine à Faa’a et Mahina par la gendarmerie, menant à l’interpellation de quatre personnes. Nouvelle actualité en lien avec la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mardi 22 et jeudi 24 septembre, deux opérations de lutte contre les stupéfiants menées par la gendarmerie nationale sur des points de deal à Faa’a et Mahina ont conduit à l’interpellation de quatre personnes. Au total, ce sont 119 plants de cannabis, 57 grammes d’herbe séchée, 447.500 francs, un pistolet d’alarme – ou pistolet à blanc – et 13 cartouches qui ont été saisis, ainsi que du matériel de conditionnement, dont trois balances électroniques. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

‘A ara, la sensibilisation face à l’ice

Tahiti, le 25 septembre 2026 – Après Papara, c’est à Teva i Uta que la tournée ‘A ara s’est poursuivie avec une réunion publique, suivie d’entretiens confidentiels. D’ici la fin de l’année, huit communes seront visitées par le SPAJ à travers les interventions de Averii Pied (‘Onihi) et Stanley Paie (Va’a mata’a, Tolérance zéro ice) pour informer les familles sur les dangers de la méthamphétamine et les ressources en matière d’accompagnement. Jeudi soir, à Mataiea, une cinquantaine de personnes ont assisté à la réunion publique organisée par le Service de prévention et d’accompagnement des jeunes (SPAJ, ex-DPDJ) dans le cadre du lancement de la tournée ‘A ara. En parallèle des rencontres menées par la Fédération citoyenne polynésienne de lutte contre les drogues et la toxicomanie (FCPLDT), cette action du Pays – dont le nom évoque une prise de conscience, mais aussi un état de vigilance – cible huit communes d’ici la fin de l’année. Après Papara début septembre, c’était donc au tour de Teva i Uta. Élus municipaux, parents et quelques adolescents, représentants associatifs, sportifs et religieux, le public n’était pas aussi nombreux qu’espéré, mais la diversité des profils était au rendez-vous. Au micro, Averii Pied, fondatrice des groupes de parole ‘Onihi, et Stanley Paie, fondateur du programme d’accompagnement post-sevrage Va’a mata’a et du mouvement de prévention auprès des jeunes Tolérance zéro ice, ont partagé une foule d’informations en prenant le temps de répondre à d’éventuelles questions. ​Dialogue et ressources La projection du court-métrage “ Iceberg, tu veux test ?” a permis d’entrer dans le vif du sujet. Des flyers en français ou en tahitien listent les symptômes de la dépendance en s’appuyant sur les signes physiques, comportementaux, psychologiques et relationnels, détaillés en trois stades : vigilance, alerte et urgence. Plusieurs contacts utiles (lire encadré ci-dessous) sont également mentionnés. “Ce sont des rencontres interactives, un peu différentes des ateliers de sensibilisation standards. On essaye de faire participer le public dans une optique d’échange. On apporte des informations avec notre expérience pour donner des outils à la population. Le message, c’est que vous n’êtes pas seuls : osez demander de l’aide !” , souligne Averii Pied. En tant qu’ancien consommateur, Stanley Paie soutient cette action en faveur de la prévention et de la prise en charge : “Il faut avoir le courage de vouloir arrêter et s’est très difficile de se reconstruire, mais il y a des solutions. Moi, c’est le va’a qui m’a libéré, entre pratique sportive et culturelle”. Chaque réunion publique est suivie, le lendemain, d’entretiens confidentiels réservés aux familles touchées par l’ice. En 2027, la tournée ‘A ara devrait être étendue à d’autres communes et dans les îles. ​Prochaines rencontres Mahina, le 1er octobre Paea, le 15 octobre Faa’a, le 5 novembre Punaauia, le 18 novembre Taiarapu-Est, le 10 décembre Taiarapu-Ouest, le 17 décembre Besoin d’aide ? CHPF : 40 48 62 62 Police/gendarmerie : 17 Service d’aide médicale urgente (Samu) : 15 CPSA (Centre de prévention et de soin des addictions) : 40 48 60 40 Fare Tama Hau/Maison de l’adolescent : 40 48 80 50 SOS Suicide : 444 767 FCPLDT : 444 007 Associations ou confessions religieuses : renseignements en mairie Plus d'infos sur la page Facebook du SPAJ. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Les sénatoriales, la peur au ventre

Tahiti, le 24 septembre 2026 - Ce dimanche se dérouleront les élections sénatoriales en Polynésie française. Un peu plus de 700 grands électeurs sont convoqués aux urnes. Le haut-commissaire de la République en Polynésie française a arrêté la liste des dix candidats titulaires et des dix remplaçants pour le premier tour des élections sénatoriales en Polynésie française. Lana Tetuanui, Édouard Fritch, Teva Rohfritsch, Raimana Jordan, Steeve Hamblin, Temarama Varney, Jacky Bryant, Bruno Sandras, Tati Salmon et Sabrina Birk courent tous après le sésame qui les enverras à Paris pour 6 ans. Pour rappel, l’élection des deux sénateurs pour la circonscription unique de la Polynésie française, se déroulera, au scrutin majoritaire, au collège Louise Tehea Carlson, à Papeete. Le scrutin du premier tour sera ouvert à 8h30 et clos à 11 heures. En cas de second tour, le scrutin sera ouvert à 15h30 et clos à 17h30. L’accès au lieu de vote est réservé aux membres du bureau de vote, aux grands électeurs, aux candidats et à leurs représentants ainsi qu’aux personnes autorisées. Pour cette élection, 733 grands électeurs sont amenés à voter, répartis comme suit : cinq parlementaires, 57 membres de l’assemblée de la Polynésie française, et 671 délégués des conseils municipaux de Polynésie française (445 délégués des Îles du Vent, 105 délégués des Îles sous le Vent, 68 délégués des Îles Tuamotu et Gambier, 30 délégués des Îles Marquises et 23 délégués des Îles Australes). Le chiffre de 733 n’est qu’indicatif puisque, par exemple, Lana Tetuanui (sénatrice sortante) ou encore Nicole Sanquer (députée), sont aussi représentantes à l’assemblée de la Polynésie française. À ce titre, elles ne peuvent pas pour autant voter deux fois. La grande inconnue Contrairement à 2020, alors que les bulletins consacraient Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch avec 494 voix (68,23% des voix), l’élection de 2026 se présente sans groupe indépendantiste majeur. En effet, le bloc bleu a explosé à l’assemblée de la Polynésie française après des municipales très décevantes. La scission en deux groupes (Tavini et A Fano Ti’a) a non seulement explosé les potentiels votes dans ce scrutin indirect, mais aussi les potentiels candidats. Alors que très tôt, le parti d’Oscar Temaru avait annoncé qu’il n’aurait pas de candidat pour ce scrutin, A Fano Ti’a a cru jusqu’au bout pouvoir en présenter. Plusieurs noms ont circulé, depuis Moetai Brotherson jusqu’à Tematai Le Gayic, en passant par Naumi Mihuraa. Cette dernière aura laissé planer le suspense jusqu’à la veille de la clôture des candidatures. De fait, un grand nombre de voix posent une inconnue dans l’équation. Vers quel candidat vont-elles se reporter… si elles se reportent. Jacky Bryant semble être la candidature la plus proche des indépendantistes. À moins que ces voix bleues en profitent pour tenter de semer le trouble chez les autonomistes. Un appel à voter pour le sénateur sortant, Teva Rohfritsch, serait de nature à inquiéter du côté du Tapura où, si la candidature de Lana Tetuanui n’a jamais été remise en cause, celle du chef, Édouard Fritch, s’est faite dans la douleur, après de multiples réunions entre cadres du mouvement. Certains souhaitaient du changement, d’autres de la jeunesse, quand d’autres encore tentaient un vain retour en grâce. On se compte Anecdotiques, ce ne sont pas les candidatures de Sabrina Birk, ou Raimana Jordan qui vont peser dans la balance. Pour les autres candidats, l’élection sera aussi le temps du décompte des soutiens à un an et demi des prochaines territoriales et à quelques mois des prochaines élections législatives qui suivront, à coup sûr, l’élection du Président de la République. De quoi attaquer les futures négociations pour la présence sur les listes, tant qu’à faire en position éligible. Steeve Hamblin, Temarama Varney, Jacky Bryant ou encore Bruno Sandras sont autant de poissons-pilotes en quête de reconnaissance, voire de crédibilité, alors que les états-majors des grosses écuries politiques commencent à songer à la meilleure façon de se présenter. Chacun chez soi ou relance de la plateforme autonomiste version Amui Tatou pour les législatives ? Départ en ordre dispersé ou souvenir de la plateforme To Tatou Ai’a pour les territoriales ? Une question que les indépendantistes auront aussi à se poser. Tavini et A Fano Ti’a divisés sur la ligne de départ, ou tentative de retrouvailles façon UPLD en 2028 ? Les sénatoriales de ce dimanche ouvrent le chemin d’une suite de scrutins où chaque camp a plus à perdre qu’à gagner. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

“Vous êtes le bras armé de la prévention”

Tahiti le 24 septembre 2026 – Ils seront bientôt dans vos quartiers, au plus près de vous. Les 27 Arata’i Ora ont pour mission de faire de la prévention, écouter, informer ou encore vous guider vers des professionnels. Le Pays a désormais 27 Arata’i Ora, ces “guides tout près de notre population” vont intervenir directement dans les communes pour aider, conseiller ou accompagner les habitants dans leurs démarches de santé ou leur parcours de soin. Ils ont reçu ce jeudi une attestation après avoir suivi une formation de trois semaines. De retour de Hao, la ministre de la santé Raihei Ansquer leur a indiqué que les tāvana attendent leur retour avec “beaucoup d’impatience (…) parce que là, ils ont envie de vous donner plein de missions. L'important c'est de dire que vous êtes le bras armé de la prévention pour notre population”. La ministre a rappelé que l’objectif c’est d’aller vers les habitants “aujourd'hui la population ne vient pas à la santé, c'est à la santé d'aller à elle, c'est à la prévention d'aller à elle peut-être parce qu’on a honte ou on n’a pas confiance” . À la différence des guides sanitaires lors du Covid, les Arata’i Ora ont, comme l’a souligné taote Laurence Bonnac-Théron, directrice du Fare Tama Hau, “des tâches beaucoup plus larges. Ces volontaires vont aller sur le terrain pour accompagner la population” dans plusieurs domaines, de l’aide aux démarches pour une inscription à la CPS, jusqu’à aller chercher leurs ordonnances ou même sortir les personnes comme les matuatua de leur “isolement” . “Ce qu'on leur demande, c'est de justifier leurs heures, bien sûr, puisqu'ils vont être en autonomie sur le terrain. Le reste, c'est tout ce qu'ils ont appris sur le secret, sur la confidentialité. Quand les gens se confient, on ne va pas raconter ça au quartier, ni au chef car c'est des choses qui ne se partagent pas”, rappelle Laurence Bonnac-Théron. “On a besoin de bras armés qui aillent au contact de la population” Taote Teanini Tematahotoa, directrice de l’Institut du cancer de Polynésie française (ICPF), assure que ces jeunes sont une aubaine pour la santé. “Ils vont faire ce qu’on peine à faire, c'est-à-dire aller vers les gens, car on n'a pas toujours les effectifs suffisants, ni le temps. On a besoin de bras armés qui aillent au contact de la population .” Faisant partie eux-mêmes de la population, ils savent donc, selon taote Teanini Tematahotoa, pourquoi telle ou telle personne ne fait pas ses examens ou est perdue dans son parcours de soins. Et ces jeunes pourront leur apporter les réponses adéquates ou les guider vers des professionnels. “C'est vraiment une chance pour les professionnels de santé car on va pouvoir s'appuyer sur eux. J’espère avoir une remontée du terrain, c'est-à-dire qu'ils vont nous aider à orienter nos campagnes, nos communications, ou même certaines politiques publiques, parce qu'ils sauront ce que disent les gens aux plus proches de leur vie .” “Être présent, écouter, informer et surtout orienter” Anne-Lise Caussé, responsable de formation supérieure à Ocellia, indique que la formation, “s’est très bien passée” et que les 27 jeunes étaient “extrêmement engagés” . Plusieurs thèmes ont été abordés tels que des notions pour la santé, comment mener les entretiens, le respect sur le secret, sur la confidentialité, ou encore sur l'animation. Elle explique que les Arata’i Ora sont des “animateurs en prévention et promotion de la santé de proximité qui facilitent l'écoute, l'information, la mise en lien et l'orientation des personnes vers les ressources adaptées en contribuant au développement de la santé individuelle et collective”. Son devoir était qu’à la fin de leur formation ces jeunes soient “efficients” sur le terrain. Ils ont d’ailleurs eu des tests et, selon Anne-Lise Caussé, “les connaissances étaient acquises” . Elle ajoute qu’elle les reverra à raison de quatre heures mensuellement “pour qu'ils puissent faire leur retour de terrain et qu'on puisse reprendre, avec des compétences très spécifiques, leurs problématiques”. Ces jeunes seront désormais pris en charge par les agents du Fare Tama Hau. Pour René Ndoumbe, l’un des 27 guides de santé, originaire de Hao, “devenir Arata’i Ora ce n'est pas devenir un professionnel de santé mais c'est devenir un guide, un repère, une personne de confiance auprès de notre population” . Il ajoute que dans les îles éloignées “ notre rôle prend tout son sens. Être présent, écouter, informer et surtout orienter chaque instant vers le professionnel adapté à ses besoins (…). Cette proximité sera notre force pour créer un lien entre la population et le professionnel de santé” . Mahinatea Vaitahe de Mahina “C'est sûr qu'on aura du pain sur la planche” “Avant je travaillais avec les matahiapo et après je n’avais plus de travail. Et la mairie m'a proposé de m'inscrire à cette formation. Je ne regrette pas. C'est sûr qu'on aura du pain sur la planche. Aujourd’hui nous sommes stagiaires reconnus par les communes et le Pays et c’est une bonne chose car cela va permettre à tous les habitants de Mahina de nous identifier et de nous intégrer plus facilement dans leurs quartiers. On a suivi une formation pendant trois semaines pour être guide sanitaire. On va apporter notre aide aux habitants des quartiers, on va faire de la prévention, de la sensibilisation car peut-être ils ont du mal faire leurs papiers ou tout simplement ils ont besoin d’une écoute (…). Ce que je crains le plus c'est plutôt pour nos jeunes qui sont touchés par l'ice. On va bien sûr aller vers eux et voir comment on peut les aider à s’en sortir. Je sais que cela ne sera pas facile (…). On pourra peut-être mettre en place des activités pour éviter justement que d’autres jeunes ne tombent dans ce fléau et on va travailler avec les associations .” Teragihei Moo de Faa’a “Ce sera ma contribution dans l'évolution de ma commune” “Ce qui m'a plu avec Arata’i Ora, c'est le fait de venir en aide aux personnes car il y en a qui ne savent pas quelles démarches faire pour leur santé. Notre rôle c'est de les accompagner, les orienter vers les professionnels. Lors de notre formation j’ai retenu les premiers secours de santé mentale (PSSM) car on peut reconnaitre les cas de troubles. C'est important de savoir comment réagir face à ces situations. On a même eu des mises en situation et cela nous a bien aidé (…). Notre travail, c’est d'abord d'écouter sans porter de jugement, de les orienter vers des professionnels et de les suivre aussi (…). C'est vrai que ce ne sera pas évident parce qu’on va leur demander des informations personnelles. Je précise que tout cela restera confidentiel. Je ne regrette pas d’avoir fait cette formation, ça m’a permis de voir les choses autrement et surtout de réagir face à des situations critiques, ça nous a aussi responsabilisé. Dommage qu’il n’y ait pas plus d'heures de formation car dans les quartiers il y a des situations qui demandent un peu plus de connaissances, comment réagir, comment faire bien les choses (…). Je suis content d’avoir eu mon diplôme car ça me donne un statut parce j'étais un simple habitant qui avait envie d'aider les personnes. Aujourd'hui, j'ai un statut qui me permet d'aider réellement les personnes. Ce sera ma contribution dans l'évolution de ma commune .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Oscar Temaru : « Je ne suis pas encore mort »

Tahiti le 24 septembre 2026. Absent des débats le matin, Oscar Temaru a fait une entrée remarquée jeudi après-midi à Tarahoi, le temps d’un monologue, avant de rentrer chez lui. Furieux par l'adoption de la résolution sans avoir été concerté, il a surtout exposé son isolement au sein de son propre parti. Après le vote quasi unanime sur la résolution ONU, le président du Tavini a mis en garde dans une intervention de 20 minutes. " Je suis étonné de cette osmose qu’il y a entre le Tavini, le Tapura et A fano ti’a. Faites attention ! C’est à cause des arrangements comme ça que mon frère Jean-Marie Tjibaou a été assassiné. Je n’ai pas envie que le sang coule dans notre Pays. Cette histoire de faire venir le C24, c’est la couverture, l’arrangement. Mais ce n’est pas possible ! On est devenu amnésique !" Dans une déclaration qui revient sur l’origine de l’annexion de la Polynésie française en 1880 "par un acte frauduleux" , "une escroquerie" , Oscar Temaru a égrainé la liste des différents statuts pour s’arrêter sur son nouveau gimmick, "l’économie de comptoir" . "Ça fait 50 ans que je le dénonce. Ce n’est pas avec ça qu’on va éradiquer la pauvreté dans notre Pays." "Le jour où notre pays sera un état souverain, en 10 ans, on passera de 300 000 touristes à 3 millions" a-t-il assuré sans mesurer qu’un tel changement de masse touristique serait au moins aussi dévastateur pour la société polynésienne que l’ont été les essais nucléaires et la pluie de devises de l’époque du CEP. Plus fort encore, si le Tavini n’a plus la majorité à l’assemblée de la Polynésie française, c’est parce que "l’Etat est derrière ça." "Je ne suis pas dupe" a-t-il expliqué, sa nouvelle pétition à la main. Seul contre tous, Oscar Temaru s’en est pris à Tony Géros, Moetai Brotherson et Edouard Fritch qui n’ont "rien fait" pour garder l’aéroport de Faa’a dans le giron du Fenua et qui seraient coupables de laisser faire "Macron" qui viendra "exploiter nos ressources" . "Je suis venu cet après-midi pour vous dire que je ne soutiens pas cette résolution, ne m’en veuillez pas" , a-t-il conclu. "Je suis étonné par cette osmose. Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est ce qu’il y a derrière tout ça ? Vous avez peut-être pensé que j’allais mourir ? Je ne suis pas encore mort. Je suis encore là et je serai encore là" , a-t-il conclu. Dans un hémicycle sonné par cette sortie non préparée d’un homme respecté pour son combat, mais aussi fatigué, confus et exposant au grand jour que plus personne ne l’écoute au sein même de son parti, un seul applaudissement viendra briser le lourd silence. Tony Géros aura ces mots de consolation : " merci beaucoup monsieur le président, on vous respecte" , avant de reprendre l’ordre du jour de la séance et regarder Oscar Temaru quitter son siège. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Osmose à l'assemblée sur la résolution "ONU"

Tahiti le 24 septembre 2026. Jeudi matin, les élus de l’assemblée de la Polynésie française ont voté par 54 voix pour le « projet de résolution relative à la mise en œuvre effective du processus d’autodétermination de la Polynésie française sous l’égide des Nations Unis. » Un vote quasi unanime émaillé par deux sorties. Celle de Steve Chailloux, et surtout celle d’Oscar Temaru qui n’a fait qu’exposer son désespoir de voir son parti lui glisser entre les doigts, l’indépendance s’éloigner alors que la fin de vie approche. Un vote simple, unanime ou presque, et sans envolée lyrique, exceptée celles de Steve Chailloux, puis celle d’Oscar Temaru. La résolution pour demander à l’ONU de missionner une équipe en Polynésie française afin de recueillir les velléités et les oppositions à la mise en œuvre d’un processus d’autodétermination est passée comme une lettre à la Poste. Quelques amendements ont bien été déposés afin de clarifier les réelles intentions de chacun des groupes à l’heure de la signature de la proposition de résolution, mais ces derniers ont été adoptés sans discussions. Pour le Tavini, ce vote revêtait un caractère historique, alors que le Tapura s’est contenté de répéter qu’en aucun cas, avaliser la démarche signifiait adhérer à une quelconque forme de mise en place de processus d’autodétermination. Mais puisque le Pays se brise à chaque élection, à chaque prise de parole, sur la dualité autonomie/indépendance, peut-être était-il temps pour les uns et les autres d’ouvrir la discussion sous l’égide de l’ONU, à défaut de pouvoir en discuter avec l’Etat, qui reste ferme dans sa position. "Cela fait 40 ans que nous nous opposons au sein de cette assemblée, parfois de manière forte et violente" , a rappelé Edouard Fritch. "C’est un sujet qui nous a toujours opposé et c’est pour cette raison que nous avons choisi d’aborder ce texte avec le plus grand sérieux. » Il n’a pas oublié de préciser pour autant : "Une démarche d’information n’est pas un choix institutionnel." Ni le Tavini, ni A fano ti’a ne s’engouffreront dans la brèche pour faire dire l’inverse aux autonomistes sur le sujet. Revenant sur les divergences politiques entourant le concept d’indépendance, Tony Géros a reconnu que "cette résolution n’avait pas pour vocation à les effacer" , mais qu’elle permet de poser deux questions. "La première quel avenir institutionnel chacun souhaite pour le Pays, la deuxième, la méthode démocratique permettant à notre peuple de décider lui-même de cet avenir." ​La mise en garde de A here ia Porinetia Sans vouloir jouer les rabat-joie, Nuihau Laurey, qui a préféré que Nicole Sanquer et lui s’abstiennent sur la résolution, s’interroge sur la portée, autre symbolique, de cette résolution. "Qui évalue qui ?" , a-t-il demandé alors que la plupart des membres du C24, comité de décolonisation à l’ONU, ne sont pas elles-mêmes des démocraties exemplaires. Surtout, en 24 ans, l’ONU n’a permis à aucun territoire d’accéder à sa souveraineté et ses finances se sont dégradées, oblitérant, selon Nuihau Laurey, la capacité d’action de l’Organisation. Enfin, même si l’ONU en avait les moyens, elle se heurterait à l’Etat, la charte des Nations Unies lui interdisant de prendre la moindre décision à la place d’une puissance administrante. "Sans l’accord de Paris, pas de mission, pas de programme, pas de calendrier" , a rappelé Nuihau Laurey. Avec 54 voix, le texte est finalement passé haut la main. Seul Oscar Temaru, absent, n’a pas pris part au vote, mais s’exprimera a posteriori l’après-midi. Steve Chailloux dégonde Steve Chailloux, A fano ti’a il y a encore deux semaines, a été l’auteur d’une violente charge hier contre le président du Pays. Les jeunes diraient aujourd’hui, une sortie toute en « seum ». Lui reprochant son absence lors des débats sur un sujet aussi important pour participer à l’inauguration de la Foire agricole, celui qui s’est longtemps vu ministre de la Culture, sans jamais accéder au Graal, est sorti de ses gonds. Il s’en est ouvertement pris au président absent "comme d’habitude" . Dans un discours confus, le représentant Tavini a tapé du poing, au propre comme au figuré. "Ce que j’ai entendu du discours de Moetai Brotherson (lu par Vaninna Crolas en l’absence du président), c’est ‘Je me moi vau’." Revenant sur la résolution de l’ONU de 2013 plaçant la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes, l’élu est allé plus loin. "Cette résolution n’est pas le fruit du travail seul de l’ancien collaborateur Moetai Brotherson. Par contre, ce que nous constatons, comme d’habitude, c’est son absence. (…) Ce que j’entends dans le discours de Moetai Brotherson, c’est que du blabla." Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Oscar Temaru, un record d’absences à Tarahoi

Tahiti, le 24 septembre 2026 - On ne tire pas sur une ambulance. C’est un fait. Mais on ne joue pas non plus avec l’argent public. Jeudi, les textes de l’assemblée de la Polynésie française ont été votés par 56 représentants. Un seul manquait à l’appel, et n’avait pas fourni de procuration : Oscar Temaru. Dommage quand on est le leader du parti indépendantiste historique du Fenua à l’heure d’un vote pour demander la mise en place par l’ONU de la visite d’une commission indépendante pour auditionner les forces vives de la Polynésie française sur la question de l’autodétermination. Le maire de Faa’a est de plus en plus absent des débats. Malade, ses apparitions se font de façon sporadique. Deux heures tout au plus. Problème : malgré le respect que l’on peut avoir pour le combattant politique, Oscar Temaru depuis 2023, c’est aucun amendement, aucune proposition de texte, aucune question orale, aucune question écrite, et deux citations dans des rapports sur la décolonisation selon le site même de l’assemblée de la Polynésie française. Président de la commission permanente, il n’y a jamais siégé cette année. Au total, sur les 17 séances qui se sont tenues depuis le début de l’année à Tarahoi, Oscar Temaru n’aura siégé que trois fois, les 25 mars, 9 avril et 12 mai, tout au plus quelques heures, témoignent les procès-verbaux de séance disponibles, là encore, sur le site de l’assemblée, ainsi que les replays de séance sur YouTube. Oscar Temaru, qui n’a donc plus été vu dans l’hémicycle depuis le 12 mai dernier, est aussi absent des quatre commissions législatives dans lesquelles il doit sièger : Budget, évaluation des politiques publiques, institutions et décolonisation. Tarahoi n’avait plus vu pareil absentéisme depuis Sandrine Turquem ou Michel Buillard de novembre 2021 à juin 2022 après son malaise en France. En la matière, le règlement intérieur de l’assemblée de la Polynésie française, durci en 2024 par Tony Géros, précise qu’en cas d'absentéisme non justifié aux travaux de l'institution, les représentants à l'assemblée de la Polynésie française (APF) s'exposent principalement à des sanctions financières : la réduction d’indemnité pour chaque absence est portée à 1/27 e de l’indemnité fonctionnelle. Depuis la modification du règlement souhaitée par Tony Géros, le décompte des absences s’effectue sur une année civile. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Les surfeurs polynésiens jouent gros au Brésil et au Portugal

Tahiti, le 24 septembre 2026 - La troisième étape des Challengers Series débute, ce week-end, sur le spot de São Sebastião au Brésil. Mihimana Braye espère s’y relancer dans sa quête à la qualification au Championship Tour tandis qu’Aelan Vaast veut confirmer après sa demi-finale au Portugal lors des Qualifying Series. Sans oublier Kiara Goold, ni Vahine Fierro qui compte bien conserver sa place au sein de l’élite mondiale. Les prochains jours des surfeurs polynésiens seront à l’accent portugais. Tout d'abord, place au Banco du Brésil (26 septembre au 3 octobre), qui débute ce samedi, à São Sebastião dans l'État de São Paulo. Nos quatre représentants du Fenua (Mihimana Braye, Aelan Vaast, Kiara Goold et Vahine Fierro) se rendront dans la foulée, au Portugal, sur la célèbre plage de Ribeira d'Ilhas à Ericeira (6 au 12 octobre). Deux manches qui seront sans aucun doute décisives dans la lutte acharnée pour rejoindre les rangs du Championship Tour. Mihimana Braye attendu au tournant C’est le cas pour notre ‘aito, Mihimana Braye. À 30 ans, le surfeur tahitien tente, peut-être, pour la dernière fois de sa carrière de se qualifier au sein de l’élite mondiale. Afin de réaliser son rêve, il s’est déjà rendu au Brésil, il y a une dizaine de jours, avec la perspective de gagner des points précieux lors des Qualifying Series à Saquarema. Malheureusement, Mihimana Braye s’est fait éliminer dès les 64es de finale. Il pointe donc désormais à la 29e position avec 4 460 points avant les trois dernières étapes du CS. Cependant, tout est encore possible puisque le Tahitien compte seulement 3 500 unités de retard sur les membres du Top 10 qui sont pour l'instant virtuellement qualifiés. Surtout qu’un succès final sur une manche rapporte 10 000 points. Aelan Vaast s’est complètement relancée Après deux premières manches compliquées sur le CS, la surfeuse de Vairao a repris des couleurs à l’occasion des Qualifying Series. Début septembre, Aelan Vaast a atteint les demi-finales du Xacobeo Norte Surf Fest au Portugal. Grâce à ce résultat, elle a pris la tête du classement de la région QS Hawaii/Tahiti et s’est repositionnée aux portes du Top 20 avec un peu plus de 6 000 unités au compteur. Au-delà des points, cette performance est fondatrice pour la suite de sa saison, compte tenu du fait que la compétition a réuni nombre des meilleures surfeuses internationales issues des circuits qualificatifs. Néanmoins, la mission reste ardue, car seulement les six meilleures surfeuses obtiendront leur ticket pour le Championship Tour. Il lui faudra donc réaliser au moins deux grosses compétitions afin de rattraper son retard de 5 000 unités. Vahine Fierro sera de la partie La reine de Teahupo’o participera bien à la manche brésilienne. Distancée au classement du CT où elle figure au 20e rang, Vahine Fierro tente de jouer sur les deux tableaux afin de garder sa place parmi l’élite. La surfeuse de Huahine a déjà effectué une étape du CS cette saison aux États-Unis où elle a été éliminée en huitièmes de finale par Bettylou Sakura Johnson. Malgré ses difficultés, la championne garde espoir et affirme être “ confiante à 100%”. “Je n’ai jamais aussi bien surfé ”, assure Vahine Fierro sur ses réseaux sociaux avant d’aborder la compétition. Classée à la 43e place, un long parcours au Brésil sera indispensable pour elle afin de remonter aux alentours des places qualificatives. Après l’étape du Portugal, elle n’aura pas beaucoup de trajet à faire car la prochaine manche du CT se déroule à 60 km de là sur le spot de Supertubos à Peniche (16 au 25 octobre). Kiara Goold est dans la même position. La jeune Polynésienne a glané 2 400 points et figure au 45e rang. “ Kiara entame sa deuxième saison et a envie de se qualifier, mais ce n’est pas trop grave si elle n’y arrive pas ”, confiait avant le début du CS, le cadre technique de la Fédération tahitienne de surf (FTS), Kevin Bourez Tout sera plus clair après l’enchaînement des étapes brésiliennes et portugaises. Le grand final de la saison est prévu en Australie avec l’épreuve reine de Newcastle, du 1er au 7 mars 2027. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Procès pour viol à Bora Bora : le récit de la victime jugé “cohérent”

Tahiti, le 24 septembre 2026 - Au deuxième jour du procès d’un homme accusé d’avoir violé et tenté de violer une ancienne collègue dans un resort de Bora Bora en 2019, la cour d’assises s’est penchée sur les expertises psychologiques et médicales réalisées dans le cadre de l’affaire. Une psychologue clinicienne décrit chez la victime un état de stress manifeste, de l’anxiété et une faible estime d’elle-même, tout en jugeant son récit “cohérent” et sans contradiction. L’examen médical de l’accusé n’a, de son côté, pas permis de retrouver les taches blanches que la jeune femme affirme avoir vues sur son corps au moment des faits. Au deuxième jour du procès d’un homme accusé d’avoir violé et tenté de violer une ancienne collègue dans un resort de Bora Bora en 2019, les débats étaient consacrés aux expertises psychiatriques et psychologiques de la victime. La jeune femme, alors âgée de 24 ans, a fait l’objet de quatre examens. Une situation particulière dans ce type de dossier. L’un des experts, absent pour des raisons de santé, n’a pas pu se présenter à la barre. Une psychologue clinicienne, qui avait réalisé deux examens de la victime, est en revanche venue présenter ses constatations. Elle décrit notamment une jeune femme sensible au regard des autres, avec peu de confiance et d’estime d’elle-même, ainsi qu’une crainte de ne pas être crue. Elle relève également un fond d’angoisse, un sentiment d’insécurité, une tristesse constante et des émotions marquées par le doute et l’anxiété. La victime se dit par ailleurs davantage en insécurité avec les hommes qu’avec les femmes. La psychologue ne relève ni impulsivité, ni trouble de l’inhibition, ni difficulté d’attention ou de concentration. Elle décrit également une attitude honnête envers les autres, “sans faux-semblant”. Elle indique que la jeune femme avait déjà été victime de violences conjugales entre 2013 et 2014, lors de sa première relation. Un récit jugé “cohérent” Au moment du premier examen, un mois après les faits, la psychologue relève un état de stress manifeste, sans pouvoir encore se prononcer sur une éventuelle évolution vers un état de stress post-traumatique. La victime évoque alors des sentiments de honte et de culpabilité. Si elle a repris ses activités professionnelles, elle reste confrontée à une profonde anxiété. La psychologue observe également une tendance à superposer les couches de vêtements, pouvant traduire une volonté de se protéger ou de dissimuler ses formes. La victime évoque, elle, un sentiment de “dégoût” envers elle-même. Dans ses conclusions, la psychologue décrit une jeune femme qui s’exprime “de face” et de manière claire. Aucun trouble de l’élocution ou autre trouble instrumental n’est relevé. Son récit lui apparaît “cohérent”, sans élément illogique, ni contradiction. Le contexte dans lequel les faits ont été révélés ne présente, selon elle, rien d’anormal. Elle ne relève pas non plus d’influence extérieure susceptible d’avoir encouragé la victime à mentir. Pour la psychologue, la réalité exprimée par la jeune femme correspond à un vécu victimaire : “Tout rentre dans les cases”, conclut-elle. Quelques vergetures, mais pas de taches blanches Le médecin légiste du CHPF a ensuite été appelé à la barre. Son expertise médicale de l’accusé, réalisée le 23 juin 2022, devait notamment répondre à une question précise : les vergetures et taches blanches décrites par la victime au niveau du bas-ventre et des parties intimes de son ancien collègue pouvaient-elles être visibles dans les conditions décrites ? Habillé d’un tee-shirt et d’un bermuda, l’accusé ne présente aucune particularité visible. Torse nu, le médecin relève quelques vergetures, notamment sur les flancs, mais aucune tache blanche. Nu, il constate à nouveau quelques vergetures, sans retrouver de dépigmentation. L’absence de taches blanches au moment de l’examen ne permet toutefois pas, selon l’expert, d’exclure qu’elles aient pu être présentes auparavant. Il évoque notamment des traces liées à un pityriasis ou à une mycose cutanée. M e Isabelle Nougaro, avocate de la défense, interroge alors le médecin sur la possibilité de voir de telles marques dans l’obscurité, les faits dénoncés s’étant déroulés durant la nuit. L’expert explique qu’une certaine luminosité est nécessaire pour distinguer ces taches. À ce stade, les débats restent donc marqués par deux récits qui s’opposent : celui de la victime, qui maintient ses déclarations sur le déroulement des faits, et celui de l’accusé, qui conteste les “fausses” accusations portées contre lui. Ce vendredi, les deux avocates plaideront. La cour rendra ensuite sa décision sur la culpabilité de l’accusé. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Jeux du Pacifique 2027 - Un expert pour prévenir les situations de crise

Tahiti, le 24 septembre 2026 - Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) accueille actuellement Alain Sarthou, expert en communication de crise dans le domaine du sport. Quatre séminaires sont programmés dont le premier a eu lieu jeudi dans les locaux du COPF au complexe Fautaua avec des cadres techniques fédéraux. Élus et entraîneurs seront aussi conseillés dans l’optique des Jeux du Pacifique 2027. Le COPF multiplie depuis plusieurs mois réunions et séminaires à l’attention de toutes les parties concernées par les Jeux du Pacifique 2027. Athlètes, encadrement technique et élus sont ainsi régulièrement réunis pour être sensibilisés dans leur domaine d’intervention. Jeudi au complexe Fautaua dans les bureaux du COPF, c’est une partie des cadres techniques fédéraux qui étaient conviée à un séminaire traitant de gestion de crise et de relation avec les médias. Des sujets essentiels dans l’optique d’un événement tel que les Jeux du Pacifique. Alain Sarthou fait référence dans son domaine Approché en début d’année par Éric Zorgnotti qui connait bien la problématique évoquée au séminaire pour avoir participé à plusieurs Jeux du Pacifique en tant qu’athlète et cadre technique, Alain Sarthou a accepté de venir animer un séminaire à Tahiti. Chargé de mission en communication de crise et management d’équipes et sportifs de haut niveau au sein du ministère des Sports français pendant 35 ans, Alain Sarthou est un expert reconnu dans son domaine. Son séjour au Fenua est d’autant plus estimable qu’il est désormais à la retraite, qu’il a pris du recul avec sa fonction et qu’il tient son rôle de consultant à Tahiti à titre bénévole. Il explique le contenu de ses interventions : “Le séminaire s’articule sur trois axes. Dans un premier temps, je fais un rappel fondamental des relations que doivent avoir les dirigeant et cadres techniques avec les médias et notamment dans l’apport d’informations aux journalistes : informations concises, rapides et précises pour instaurer une relation de confiance. J’interviens ensuite sur les situations de crise qui peuvent se créer dans le cadre de l’activité sportive et notamment en période de compétition avec, par exemple, des affaires d’alcoolémie ou de sexe. J’explique comment mettre en place une cellule de crise et traiter le problème avec les médias en particulier si cela s’avère nécessaire. Le troisième et dernier point de mon intervention tient aux éventuelles tensions et conflits qui peuvent apparaître au sein d’une équipe et comment les dirigeants ou techniciens peuvent détecter les signes d’un conflit et le gérer au niveau relationnel. J’ai senti aujourd’hui les participants curieux et intéressés par les thèmes au vu des nombreuses questions et notamment dans le relationnel avec les médias, un sujet essentiel dans la perspective des Jeux du Pacifique et la couverture de l’événement.” Entretenir une relation de confiance avec les médias La gestion d’une situation de crise dans un groupe sportif – et en particulier dans une sélection telles que celles qui représenteront les couleurs tahitiennes aux Jeux du Pacifique – peut rapidement déraper et créer une ambiance malsaine dans le groupe voire prendre des proportions publiques plutôt embarrassantes si elle est médiatisée. En missionnant Alain Sarthou, Éric Zorgnotti a souhaité prévenir plutôt que guérir : “Je pense que la thématique de la gestion de crise est un sujet particulièrement important et l’on a voulu anticiper en vue des Jeux du Pacifique en s’attachant les services de Alain Sarthou, un expert reconnu dans la communication. Si des problèmes se posent, il faut qu’on puisse les gérer le mieux possible et, entre autres, avec les médias. Alain Sarthou l’a souligné : surtout ne pas mentir aux médias sous peine de perdre leur confiance ce qui serait préjudiciable pour donner du relief aux Jeux du Pacifique. Les cadres techniques ont en tout cas semblé très intéressés car ils sont conscients qu’une situation de crise peut peser individuellement ou collectivement sur les performances sportives surtout si ça engendre un scandale médiatique. On anticipe mais on n’évitera pas forcément les problèmes. Mais l’exposé d’Alain Sarthou devrait nous permettre de mieux les gérer tant au sein des équipes que dans nos rapports avec les médias.” Et les cadres techniques fédéraux présents jeudi en ont bien conscience tant ils se sont montrés attentionnés. Le COPF veut fédérer Alain Sarthou doit de nouveau être sur le devant de la scène ce jeudi soir dans l’amphithéâtre de l’Institut de la Jeunesse et des Sports (IJSP) pour animer une conférence grand public sur le même thème que les séminaires. Il a confié en substance : “Le travail en équipe est indispensable et est le moteur essentiel de la performance durable au sein d’une structure sportive. En associant des participants aux compétences diverses et complémentaires, il transforme les compétiteurs en une force collective capable de surmonter tous les défis.” Et c’est là toute la politique du COPF, de son président Louis Provost et de son directeur technique Éric Zorgnotti, d’associer toutes les parties prenantes pour qu’elles soient concernées et solidaires dans l’organisation des Jeux du Pacifique 2027. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Foire agricole : la relève agricole au rendez-vous pour la 40e édition

Tahiti, le 24 septembre 2026 - C’est parti pour la Foire agricole à Outumaoro. Pour sa 40e édition, les cinq archipels se réunissent autour du thème “Te Mau Ī no Ananahi – La diversité de demain”, avec l’idée de relier l’agriculture des temps anciens à celle d’aujourd’hui. Pour cette édition anniversaire, la relève est bien présente. Les élèves des différents lycées agricoles sont venus présenter leurs formations, mais aussi leurs produits. À l’entrée, les sourires des lycéens de Taravao, des Marquises ou encore du lycée hôtelier accueillent les visiteurs. Ils se mêlent aux allées des 230 exposants, entre plantes, fruits et les mythiques bêtes “à concours” (une centaine d’animaux au total). C’est toute la richesse et la diversité de l’agriculture polynésienne que donne à voir cette 40e Foire agricole de Outumaoro, qui se tient jusqu’au 4 octobre. Des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus pendant les onze jours de l’événement. Le thème “Te Mau Ī no Ananahi – La diversité de demain” invite à réfléchir à l’avenir des filières agricoles. “Il s’agit en quelques sortes de relier les temps anciens à ceux d’aujourd’hui”, précise l’organisation. Sur le stand du lycée agricole Saint-Athanase de Nuku Hiva, aux Marquises, Prescilla et Lehi vendent leurs produits. En deux heures à peine, tout le miel sauvage est déjà parti. Un succès pour leur début de journée, même s’il reste encore des confitures et bien d’autres produits à découvrir. “On transforme tout chez nous, c’est ce qu’on explique aux visiteurs. On décrit nos formations aussi”, résume l’un d’eux. ​ “Il y a toujours un enseignement derrière une foire agricole” Quelques stands plus loin, un autre binôme de la relève agricole se prête volontiers à la discussion. Keani et Mickael, deux lycéens de Taravao âgés de 17 et 21 ans, vendent du savon, de la crème glacée et de la poudre de moringa. Leur stand est mieux placé cette année et, avec leurs polos bleus, ou Mickael qui déambule avec son ukulele, ils sont facilement reconnaissables. Et ça se ressent dans leur bonne humeur. Chaque jour, une classe de Taravao prendra le relais pour tenir le stand. “Il y a de la concurrence avec autant de stands”, reconnaissent-ils. Mais l’ambiance n’en pâtit pas. Les élèves continuent de faire découvrir les métiers et les formations agricoles sous le soleil de plomb du jeudi. De quoi ravir les visiteurs, dont certains viennent aussi simplement pour se balader. Une nouveauté attire également l’œil. Même s’il faut la chercher, tout au fond de la foire, presque caché derrière les autres stands, se trouve un jardin. Il s’agit d’un jardin évolutif pédagogique qui retrace le passage des temps anciens aux techniques de culture d’aujourd’hui. L’hydroponie et l’aquaponie se mêlent ainsi aux cultures vivrières traditionnelles. “Il y a toujours un enseignement derrière une foire agricole.” Tout au long de la foire, de nombreuses animations seront proposées : carte aux trésors pour les enfants, parcours végétal, zone biodéchets avec Fenua Ma, présentations techniques et démonstrations, jeux-concours, animations autour de l’agro-transformation et ateliers sur les bonnes pratiques agricoles et environnementales. L’événement accueille le public de 8 heures à 18 heures jusqu’au dimanche 4 octobre. En images Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Tourisme – Lonely Planet recommande la Polynésie

Tahiti, le 24 septembre 2026 – Tahiti et ses îles figurent pour la première fois au “Best in travel 2027” , classement annuel des meilleures destinations édité par le célèbre guide de voyages Lonely Planet. “Une visibilité supplémentaire pour la Polynésie française auprès d'une audience internationale” , salue Tahiti Tourisme. Bonne nouvelle pour le secteur touristique polynésien. Dans un communiqué transmis ce mercredi aux médias, Tahiti Tourisme annonce que la destination de Tahiti et ses îles figure pour la première fois au “Best in travel 2027” du célèbre éditeur de guides de voyages Lonely Planet. Chaque année, ce classement recommande une sélection de lieux et d’expériences remarquables à découvrir au cours de l’année à venir. Une nouvelle distinction pour la Polynésie française, “mise à l’honneur pour la richesse exceptionnelle de ses lagons” et “ses paysages emblématiques” , mais également “la dimension culturelle et humaine (...) à travers la rencontre avec les communautés locales, la découverte de traditions vivantes et l’exploration de la diversité de ses îles et archipels” . Authenticité et visibilité C’est aussi une belle récompense pour Tahiti Tourisme, qui œuvre en faveur de la promotion de la destination. Jessica Lockhart, rédactrice en chef Océanie de Lonely Planet, a bénéficié d’un voyage de découverte en octobre 2025 élaboré par les équipes de représentation de Tahiti Tourisme aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande : “Cette immersion sur le terrain lui a permis de découvrir l’authenticité, la diversité et la richesse des expériences offertes par Tahiti et ses îles. (...) Cette reconnaissance fait écho au positionnement porté par Tahiti Tourisme : proposer aux visiteurs de découvrir une destination composée de 118 îles réparties au sein de cinq archipels, où patrimoine naturel, culture vivante, hospitalité et diversité des expériences constituent les fondements d’un séjour profondément dépaysant et mémorable.” Pour Vaihere Lissant, directrice générale de Tahiti Tourisme, ce référencement – complété par plusieurs articles – est “une marque de confiance et de crédibilité pour notre destination” , offrant “une visibilité supplémentaire à la Polynésie française auprès d’une audience internationale”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Déchets – Ekopol ou pas à Taravao ?

Tahiti, le 24 septembre 2026 – Compte-tenu de l’avis défavorable formulé par la commune de Taiarapu-Est et des riverains concernant l’implantation du projet Ekopol à Taravao, le ministre Taivini Teai a indiqué lors des questions orales à l’assemblée que la procédure était actuellement suspendue. Balayant les accusations de pollution et l’alternative de Nive’e, il a invité les opposants à s’interroger : “Si Ekopol ne se réalise pas à Taravao, les filières qu’il devait créer risquent de ne pas voir le jour avant plusieurs années au détriment de notre santé, de notre environnement et du développement économique. Il faut que chacun en ait conscience avant qu’une décision soit prise.” Deuxième séance de la session budgétaire, ce jeudi, à l’assemblée de la Polynésie française. Premier représentant à prendre la parole dans le cadre des questions orales, Ueva Hamblin a interrogé le ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai, sur le maintien ou non du projet Ekopol, porté par la société Enviropol sur la terre domaniale et agricole de Vaitaare à Taravao. L’élu de Taiarapu-Est a rappelé que la commune avait rendu “un avis défavorable à ce projet à l’issue d’une analyse environnementale mettant en évidence une pollution chimique, biologique et physique déjà multiple dans la baie de Phaëton (...). Elle a demandé au Pays la recherche d’un autre terrain pour ce type d’installation, hors de Taravao” , qui accueille déjà le Centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro. Un lever de boucliers face à la perspective d’un bail de 50 ans qui avait donné lieu à une manifestation sous forme de réunion publique, en juin dernier. Les maires de Terehēamanu “se déclarent favorables à ce que ce projet Ekopol soit étudié sur le site de Nive’e dans la commune de Hitia’a o te Ra, terrain déjà dédié par le Pays à ce type d’usages” , a rappelé Ueva Hamblin en guise d’alternative. ​“Aucun bail signé” Taivini Teai a indiqué que “aucun bail n’a été signé, ni notifié à la société Ekopol” . Suite à une demande d’Enviropol remontant à 2022, un arrêté du 10 mars 2026 autorise la location du site de Vaitaare, mais le ministère en charge du foncier “a suspendu la procédure compte-tenu de la position exprimée par la commune et la population” . Le ministre appelle toutefois à “des décisions courageuses” , sans “noircir systématiquement les projets proposés” . À ce titre, il a souhaité “démentir les liens entre la pollution de la baie de Phaëton et les activités de traitement de déchets” , suivis à l’appui depuis 1999. “Il n’est donc pas pertinent de mettre en avant la pollution de la baie pour condamner l’installation d’une nouvelle unité de traitement des déchets à Taravao” , argumente-t-il. Dépollution et démantèlement de navires ou d’engins hors d’usage, traitement des déchets pyrotechniques, des batteries au lithium et des déchets électroniques, récupération des gaz frigorigènes, le projet Ekopol vise à créer des filières insuffisantes, voire inexistantes au Fenua, associées à une ressourcerie et à des créations d’emplois. “Dès lors qu’elles sont conçues, autorisées, exploitées, contrôlées selon les règles applicables, ces activités ne constituent pas des sources de pollution. Leur finalité est même inverse” , défend Taivini Teai. Autre argument mentionné par le ministre : le traitement séparé des batteries au lithium et des déchets pyrotechniques pour réduire les départs de feu. ​Pas de “solution magique” à Nive’e Quant au choix du site à proximité de Paihoro, il présente l’avantage de “rationnaliser les flux de déchets et limiter les coûts de transport” , avec un accès portuaire direct contrairement à Nive’e où l’acheminement de navires serait “soit très difficile, soit impossible” . Un manque de place est aussi mis en avant à Nive’e, où d’autres projets de traitement des déchets et de valorisation énergétique sont déjà programmés. Pour le ministre, il n’y a pas de “solution magique” , ni de “site de secours immédiatement disponible”. Entre conseil et avertissement, Taivini Teai conclut sa réponse en tendant la main aux acteurs locaux : “Si Ekopol ne se réalise pas à Taravao, les filières qu’il devait créer risquent de ne pas voir le jour avant plusieurs années au détriment de notre santé, de notre environnement et du développement économique. Il faut que chacun en ait conscience avant qu’une décision soit prise. Notre responsabilité n’est ni d’imposer ce projet sans entendre les inquiétudes, ni d’y renoncer sur la base de préjugés, elle est d’examiner les faits et d’évaluer les risques, et de prendre une décision dans l’intérêt général.” Pour le gouvernement, le projet Ekopol est donc suspendu, mais pas enterré. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Stage intensif pour décrocher un emploi à Moorea

Moorea, le 24 septembre 2026 - Un entrainement intensif a été organisé mardi et mercredi à Pihaena pour aider une dizaine de demandeurs d’emploi de Moorea à être plus performants dans leur recherche. Pendant deux jours, ils ont travaillé leur CV, préparé leurs entretiens et rencontré des recruteurs, tout en reprenant confiance et en apprenant à persévérer dans leurs démarches. En début de semaine prochaine, ils doivent faire le tour des entreprises de l’île pour y déposer leurs candidatures. Un bootcamp de recherche d’emploi s’est tenu mardi et mercredi au Fare Om, à Pihaena. Organisé par l’organisme de formation Formoz, en partenariat avec la commune de Moorea-Maiao et le contrat de ville, ce stage intensif a réuni une dizaine de demandeurs d’emploi issus des quartiers prioritaires de l’île. Au programme : bilan des compétences, atelier CV, relooking et photo professionnelle, puis pitch de 60 secondes et “phoning marathon” pour gagner en assurance lors d’un entretien téléphonique. Les participants se sont aussi exercés aux entretiens d’embauche. Ils ont terminé ce stage avec un plan d’action et des CV imprimés. “On a travaillé sur le savoir-être, sur la posture et sur les outils de recherche d’emploi. On leur a donné des conseils et on a renforcé leur confiance en eux pour qu’ils soient prêts à se trouver face à des recruteurs”, explique Isabelle Ozan, fondatrice de Formoz. Des entreprises comme l’hôtel Hilton se sont déplacées pour recevoir des candidats en entretien et pour leur proposer des offres d’emploi. La formatrice a également voulu travailler sur la persévérance, d’où le choix du terme “bootcamp” : “Nous avons choisi ce terme parce qu’il évoque le sport, mais aussi l’endurance, la détermination et la persévérance. Chercher du travail demande de la persévérance : même après plusieurs refus, il faut continuer à chercher la prochaine opportunité”, souligne-t-elle. Tour de l’île et candidatures Une séance d’activité physique et de respiration a également été proposée aux participants pour les aider à garder leur motivation. Mardi prochain, ils feront le tour de l’île avec leurs CV, accompagnés de représentants de la commune de Moorea-Maiao, pour visiter des entreprises et postuler directement auprès d’elles. Isabelle Ozan continuera ensuite à suivre leurs démarches pendant plusieurs mois. Les participants bénéficient également d’un suivi psychologique. “Ils ont trois séances avec un psychologue. Je les suis également. C’est important parce que, parfois, on a des freins à l’emploi, du découragement et de petites croyances limitantes, du genre :‘Je ne suis pas capable. Je n’y arriverai jamais.’ C’est pour cela que ces séances sont intéressantes” , insiste la formatrice. Selon leur situation, certains participants pourront également être orientés vers une formation ou un dispositif du Sefi. Rautea Teraiharoa, représentant du comité du tourisme de Moorea, est venu échanger avec les candidats sur les emplois liés à ce secteur. “Le tourisme est un secteur très varié, avec beaucoup d’opportunités pour les habitants de Moorea. En fonction de leur CV et de leurs compétences, je les oriente vers des postes et des entreprises qui pourraient leur correspondre”, explique-t-il. Parmi les participants, Tauhiro Ariihau, âgé de 30 ans et originaire de Haapiti, a décroché un poste d’agent de plage au Hilton pendant le bootcamp. Il témoigne : “Ce bootcamp m’a donné davantage confiance en moi et m’a motivé à persévérer. Il m’a aidé à croire en mes capacités, à avancer et à ne pas avoir honte. On a aussi reçu beaucoup de conseils. Je suis très content d’avoir décroché un emploi, et je remercie Isabelle Ozan, l’organisatrice du bootcamp, pour son aide. Comment j’ai fait pour convaincre les recruteurs ? Il faut avoir le sourire, être à l’aise et ne pas avoir honte de se présenter.” Quant à Tepou Natua, 19 ans, qui vient également de Haapiti, il cherche un emploi dans le tourisme. “J’ai décidé de participer à ce bootcamp d’abord pour découvrir de nouvelles entreprises. J’ai reçu beaucoup de conseils”, se réjouit-il. “On m’a, par exemple, conseillé de postuler dans des entreprises comme l’Aranui pour avoir davantage de contacts avec des gens de l’extérieur. Ce bootcamp m’a été très utile. J’ai rencontré de bonnes personnes, l’ambiance était incroyable et je pense que cette formation est nécessaire à tous ceux qui cherchent un emploi.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Aux assises, elle accuse son ancien collègue de viol

Tahiti, le 23 septembre 2026 - Un homme de 36 ans comparaît depuis mercredi devant la cour d’assises pour agression sexuelle, tentative de viol et viol sur une ancienne collègue, alors qu’ils travaillaient dans un hôtel de Bora Bora en 2019. À la barre, la victime, âgée de 21 ans à l’époque, a livré le récit des trois scènes qu’elle affirme avoir subies. L’accusé, lui, a toujours nié les faits et maintient sa position. “Le jour où j'ai été coincée dans cette chambre, j’ai été dégoûtée.” Ce mercredi, un nouveau dossier s’est ouvert devant la cour d’assises. Un homme de 36 ans est jugé pour agression sexuelle, tentative de viol et viol sur une ancienne collègue. À l’époque des faits, tous deux travaillaient dans un hôtel de Bora Bora : lui comme bagagiste, elle en tant qu’extra, notamment chargée de débarrasser les chambres et d’y apporter différents produits. Face au prétoire, la présidente rappelle les trois faits reprochés à l’accusé. Des faits qui se seraient déroulés entre août et septembre 2019. Lors de ses premières auditions, l’homme avait tout nié. Six ans plus tard, il maintient sa version et continue de contester les accusations. “Il m’a tenu la bouche pour ne pas que je crie” Invitée à revenir sur les événements, la victime, âgée de 21 ans au moment des faits, raconte à nouveau les agressions qu’elle dit avoir subies. La voix tremblante, souvent interrompue par les larmes, elle décrit d’abord une scène survenue alors qu’elle devait se rendre dans une chambre pour y déposer des affaires. Elle croise alors l’accusé, qui dispose, en raison de ses fonctions, d’une carte magnétique permettant d’ouvrir les portes. Une carte qu’elle n’avait pas ce jour-là. Selon son récit, une fois à l’intérieur, son collègue l’a “attrapée par derrière” avant de la pousser dans la salle de bain. Il l’a ensuite assise sur le lavabo et a tenté de la violer. La jeune femme parvient finalement à s’échapper. Quelques jours plus tard, alors qu’elle circule au volant d’une voiturette pour se rendre dans une autre chambre, l’homme “surgit”, monte dans le véhicule et prend le volant. Il l’emmène à l’écart avant de la violer, affirme-t-elle, en larmes. “Il m’a forcée à faire des choses que je ne voulais pas, même s’il ne le reconnaît pas. J’ai essayé de me débattre et d’appuyer sur le klaxon, mais il n’y en avait pas. Il m’a tenu la bouche pour ne pas que je crie”, raconte-t-elle. Après cette agression, la jeune femme explique avoir été profondément affectée. “Je ne me sentais pas bien, j’avais des envies suicidaires et je ne mangeais presque plus”, témoigne-t-elle. Elle dit également n’avoir plu voulu “voir personne”. Mais mère de deux enfants et contrainte de subvenir à leurs besoins, elle retourne travailler dès le lendemain. Menaces de la responsable Interrogée sur les raisons pour lesquelles elle n’a pas immédiatement parlé des faits, la victime répond simplement : “J’avais peur.” Au fil de son témoignage, elle explique également que son compagnon de l’époque travaillait lui aussi comme extra dans l’hôtel. Il était par ailleurs le cousin de l’accusé. Elle craignait qu’il apprenne les faits. Début septembre, une troisième scène se serait produite. Selon la jeune femme, l’homme l’a embrassée de force. Elle parvient à partir et décide finalement de porter plainte. Lorsque les faits commencent à être révélés dans son entourage professionnel, elle affirme avoir été menacée par la sœur de l’accusé, qui était également sa responsable. Lui disant de “n’en parler à personne” ou elle serait “virée”. Le parcours judiciaire qui suit est lui aussi évoqué à la barre. Lorsqu’elle est entendue par un juge d’instruction, celui-ci lui aurait indiqué que “les baisers ne sont pas encore considérés comme un délit”. Une remarque qu’elle dit avoir vécue comme une absence de prise au sérieux de sa plainte. En 2024, la victime est par ailleurs convoquée à Bora Bora pour une reconstitution. Une procédure peu courante dans les dossiers de viol, davantage utilisée dans les affaires de meurtre ou d’assassinat. Ce jour-là, la jeune femme est enceinte de six mois. Son avocate, Me Hina Lavoye, n’est pas disponible dans un premier temps, étant mobilisée aux assises. Malgré une demande de report, la reconstitution est maintenue et l’avocate ne se rendra que tardivement sur place. La victime doit alors rester “des heures debout” et se repasser les scènes qu’elle décrit. Quatre jours plus tard, la jeune femme accouche prématurément. Le bébé pesait 1,4 kilo à la naissance. “Dragueur” et “homme à femmes” Appelé à la barre à son tour, l’accusé continue de contester les faits qui lui sont reprochés. Plusieurs témoignages recueillis pendant l’enquête le décrivent comme un “dragueur” ou un “homme à femmes”. Lui estime plutôt que son comportement relevait de la “taquinerie” que de la séduction. D’anciennes collègues évoquent également un comportement tactile. L’une d’elles a notamment raconté que l’accusé était venu lui confier avoir fait des rêves érotiques à son sujet, rapporte la présidente à la lecture des déclarations recueillies au cours de l’enquête. Interrogé sur son enfance, l’homme décrit pour sa part une famille heureuse, composée de ses neuf frères et sœurs. Il assure n’avoir “jamais manqué de rien” et avoir été “bien éduqué”. Rameur de va’a, il est décrit par ses proches comme un homme “généreux” et “très à l’écoute”, selon les témoignages lus à l’audience. Le procès se poursuit ce jeudi avec notamment les conclusions de plusieurs experts. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Espartes, un doc pour sensibiliser au vivant et à l’urgence écologique

Tahiti, le 23 septembre 2026 - À l’initiative de Mata Tohora, le documentaire Espartes : Chroniques de l'Orque Ibérique est projeté jeudi au cinéma Le Majestic. R éalisé par Thomas Le Coz et Marc Nieto et coproduit par Sea Shepherd France , il a pour objectif de changer le regard du public sur les orques du détroit de Gibraltar et apaiser la psychose médiatique suscitée par leurs interactions récentes avec des voiliers . Il entend également rappeler l’urgence écologique. Une projection unique de Espartes : Chroniques de l’Orque Ibérique est prévue au cinéma Le Majestic en fin de journée, ce jeudi. Ce documentaire entraîne le spectateur au cœur du détroit de Gibraltar, sur les traces des orques ibériques – localement appelées “Espartes” – une population en danger critique d’extinction. Grâce à et une approche scientifique rigoureuse, le film révèle le comportement singulier de ces orques face aux voiliers et questionne les mythes qui les entourent. Il dresse le portrait d’animaux sensibles et intelligents, reflet de notre propre relation à la mer. Coproduit par Sea Shepherd France, il a été réalisé par Marc Nieto et Thomas Le Coz, capitaine de Sea Shepherd France qui est sur le territoire jusqu’au 30 septembre et qui sera présent à la projection. “Les orques sont présentes toute l’année en Polynésie. Elles sont répertoriées depuis de nombreuses années. Les matahiapo que j’interroge me le confirment. Certaines d’entre elles sont sédentaires aux Marquises, elles sont nomades partout ailleurs” , explique Agnès Benet, biologiste, fondatrice et directrice de l’association de protection des mammifères marins Mata Tohora. Les pêcheurs sont habitués à croiser ces épaulards, mais ont de nombreuses questions à leur propos : “I ls me demandent souvent si elles sont dangereuses par exemple. J’ai pensé qu’organiser la projection d’Espartes permettrait d’ouvrir le débat et d’apporter des réponses ” . Elle aussi sera présente à la projection, jeudi. L’objectif de ce documentaire est de déconstruire la peur et le sensationnalisme. En effet, depuis 2020, certaines orques ibériques (réduites à une trentaine d'individus et en danger critique d'extinction) percutent les gouvernails de voiliers. Le film montre qu'il s'agit d'un comportement ludique ou transitoire (“une mode”) et non d'une “attaque” vengeresse contre l'humain. De plus ce film veut sensibiliser à l’urgence écologique. En plus d'aborder les aspects socio-économiques (pêche, whale watching ), le projet vise à fédérer le public autour de la protection de cette sous-population au bord de l'extinction, victime de multiples pressions humaines (pollution, trafic maritime, raréfaction du thon). Sea Shepherd France, nouvel allié de Mata Tohora La projection du documentaire scelle par ailleurs une alliance entre Sea Sheperd France et Mata Tohora. “ J’ai rencontré la fondatrice de Sea Sheperd France, Lamya Essemlali , il y a 4 ou 5 ans, nous avons travaillé ensemble sur l’accident de la baleine Coco. Sea Shepherd était venu en renfort d’un point de vue logistique, juridique et même émotionnel car cela avait été un choc à surmonter. Une enquête avait été menée ” , explique Agnès Benet. Depuis les liens n’ont pas cessé de se renforcer avec Mata Tohora. Agnès Benet, consultée pour ses compétences scientifiques est devenue chargée de mission. Elle est la responsable scientifique de Sea Shepherd France. Elle intervient depuis plusieurs mois dans diverses campagnes. Sea Shepherd va désormais apporter ses moyens et son expertise pour renforcer la protection des mammifères marins en Polynésie française. Thomas Le Coz est devenu membre de Mata Tohora, il se chargera de la communication et a déjà effectué une mission de terrain en tant que droniste dans le cadre d’Odyssey for life. “ Il s’agit d’unir nos forces ” , résume Agnès Benet qui promet d’autres projets d’envergures dans les mois à venir. En attendant, la venue de Lamya Essemlali est d’ores et déjà confirmée, elle sera de passage en octobre au Fenua. Pratique Le 24 septembre à 17h45 au cinéma au Majestic Mamao Tarif unique de 2 000 francs Découvrez la bande annonce en ligne Sea Shepherd, innover et lutter pour protéger l’océan Sea Shepherd France est une association de défense de l'océan spécialisée dans la lutte contre le braconnage et dans la sensibilisation du grand public aux enjeux liés à la préservation de la vie marine. Créée par Lamya Essemlali en 2006, elle reste fidèle à l’ADN d'origine de Sea Shepherd telle que le capitaine Paul Watson l'a fondée en 1977. Leur crédo : indépendance, courage, imagination et combativité non violente. Dès ses premières années, Sea Shepherd s’est appuyée sur le mandat de la Charte Mondiale de la Nature des Nations Unies pour faire respecter les lois internationales en matière de conservation lorsque les gouvernements ne le peuvent pas… ou ne veulent pas le faire. “Notre mission est de lutter contre la destruction de la vie et de l’habitat marin dans son ensemble. Depuis la fondation du mouvement par Paul Watson en 1977, nous utilisons des stratégies novatrices d’action directe pour défendre, conserver et protéger la biodiversité fragile de nos mers, océans, et faire respecter les lois internationales de conservation, trop souvent bafouées. Nos campagnes portent sur la défense des espèces marines contre le braconnage, la pêche non durable, la destruction de leur habitat, et la captivité. Des plus petites créatures aux géants des mers, la mission de Sea Shepherd France est de protéger toutes les espèces qui peuplent nos océans . ” Pour agir, l’association dispose d’une petite dizaine d’embarcations, coques alu, patrouilleur, semi-rigides. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · culture en

"Quand il y a maltraitance animale, souvent il y a une maltraitance intrafamiliale"

Tahiti le 23 septembre 2026 – “Pas une île n’échappe à la maltraitance animale”, c’est le constat accablant du directeur du syndicat Intercommunal pour la Gestion de la Fourrière Animale. Lors du Tahiti Uri Days il compte bien sensibiliser les pouvoirs publics afin que ce sujet devienne “une priorité” pour “ la justice ou n'importe quelle autorité publique en charge de la gestion animale”. Ce vendredi et samedi le Syndicat Intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (Sigfa) organise la deuxième édition des “Tahiti Uri Days” dans les jardins de la mairie de Pira’e. Le directeur du Sigfa, Matairii Maire, va même jusqu’à évoquer un “ festival autour de la thématique des chiens de Polynésie” . Matairii Maire dit s’être appuyé sur trois “slogans” . Il s’agit d’abord de “comprendre” en invitant des professionnels comme des éducateurs canins, des vétérinaires ou encore des associations de protection animale qui vont “ nous permettre de mieux comprendre les sujets autour du chien que ce soit l'éducation canine ou les problématiques qu'on rencontre avec les chiens dans la rue” . Il s’agit ensuite d’“agir” car après la compréhension “on n'est plus à même, nous – l'autorité publique en tout cas. On veut agir sur le terrain pour préserver la sécurité de nos concitoyens” . Il s’agit enfin de “ célébrer” car ces journées sont mises en place pour “célébrer nos chiens. Ils en ont bien besoin quand on voit leur état dans nos îles et dans nos quartiers” . “Pas une île n’échappe à la maltraitance animale” Le directeur du Sigfa assure qu’en Polynésie “il n'y a pas une île qui échappe à la maltraitance animale”. Il estime que ce phénomène est “ massif” qu’il s’agisse des chiens ou des chats : “ On peut se balader dans n'importe quel quartier. On voit que les chiens ne sont pas dans un super état de santé. Heureusement que les associations de protection animale sont là pour soulager la misère animale. Sans elles, la situation serait bien pire.” Comme l’explique Matairii Maire la maltraitance animale commence “à partir du moment où on commence à négliger son animal. On va prendre un jeune chiot, ça va être sympa, c'est comme un petit bébé. Dès que ça grandit un peu, et que ça devient un adolescent, ça commence à faire des bêtises. Et puis là, on va commencer à le délaisser. Pour moi, ça, c'est le premier geste de maltraitance, le fait de négliger, de délaisser, et puis d'abandonner le chien à son sort” . Il fait état ensuite de la “vraie” maltraitance, celle qui est beaucoup plus visible avec notamment “les violences physiques et écologiques envers les animaux” . Les médias se font d’ailleurs l’écho de ces maltraitances. El en est de même que les réseaux sociaux. “On a tous pu assister à des scènes où on voit des personnes littéralement tabasser les chiens .” “Ce n'est pas forcément une priorité” La maltraitance animale “n’est pas un sujet évident” constate le directeur du Sigfa. “Q ue ce soit la justice ou n'importe quelle autorité publique en charge de la gestion animale, elles n’en font pas forcément une priorité. Et on est là pour dire que c'est du même niveau de priorité que les autres priorités .” Pour lui, le festival qu’organise son association vendredi et samedi à Pira’e est l’occasion de porter le message que la maltraitance animale “reflète notre société finalement. Et effectivement on peut se poser la question de ce qui se passe dans notre pays” . Il reprend les mots de Mahatma Gandhi : “O n peut juger de la grandeur d’une société d’une nation par la façon dont les animaux sont traités .” Mais il ne veut pas non plus dresser un tableau tout noir et reconnaît qu’il y a “de vraies avancées” dans le domaine et que de plus en plus de personnes agissent et sensibilisent contre la maltraitance animale Il rappelle que l’an dernier un colloque juridique a été organisé par une magistrate, Laure Bélanger. Cela a permis “ d'établir un lien direct entre les problématiques sociales et la cause animale”. Un sujet largement documenté, selon lui, dans le monde. “ Quand il y a maltraitance animale, souvent il y a une maltraitance intrafamiliale. Le lien est là. Donc quand on se préoccupe des animaux, des chiens, on se préoccupe aussi des familles. C'est ça qu'il faut avoir en tête .” “Traiter les causes et pas simplement les symptômes” Le directeur du Syndicat Intercommunal pour la Gestion de la Fourrière Animale assume aller au-delà de l’objet de son association. “ On n'est qu'une fourrière animale mais il est important de traiter les causes et pas simplement les symptômes.” Lorsqu’un chien divague, il cause un trouble l'ordre public, attaque peut-être des personnes… Il sera capturé puis placé en fourrière. “Si gérer ces chiens relève aujourd’hui de notre responsabilité, c’est parce qu’en amont, ils ont été maltraités, délaissés et abandonnés. Ils se retrouvent à la rue et sont potentiellement un risque pour les citoyens qui se promènent dans les espaces communs. Mais ce n'est pas la faute du chien, c'est la manière dont on a géré notre relation avec lui qui crée ces situations-là .” Plusieurs ateliers et conférences sont proposés vendredi et samedi dans les jardins de la mairie de Pira’e. On y parlera de bien-être des animaux ou encore de la responsabilité des maîtres. Des ateliers pédagogiques “pour mieux comprendre les chiens” et des défilés Mon chien ma fierté sont aussi prévus. Les associations et professionnels seront également présents sur place. Une soirée de conférences culturelles est même prévue vendredi soir. Matairii Maire, Directeur du Sigfa, “Accompagner les décideurs (…) à avancer toujours dans le bon sens.” “Il y aura un séminaire des services publics vendredi matin c’est pour impulser des actions publiques et surtout pour accompagner les décideurs, au niveau communal, État, Pays, à avancer toujours dans le bon sens. On a un comité du bien-être animal et en dehors de ça, il y a des petites réunions de travail entre les différents partenaires. Nous, on vient maintenant créer un autre moment lors de notre événement, pour rassembler les services publics. Et on profite du fait qu'il y ait des nouveaux élus pour les sensibiliser sur ces sujets-là. Lors de ce séminaire, il va y avoir un état des lieux et je vais interroger des gens qui ont une certaine expertise sur les différents sujets (avocats, magistrats, gendarmes, mūto’i, associations), pour que tout le monde ait la même vision du texte. Et après, on va travailler en atelier pour qu'ils imaginent aussi des leviers pour leur action. Car le levier classiquement utilisé, c'est ‘On capture les chiens, on les met en fourrière’ et éventuellement on les euthanasie. Nous, on est là pour dire qu'il y a d'autres leviers comme l'éducation, la sensibilisation. Il y a d'autres modèles à aller chercher. Il y a tellement de modèles sur cette Terre pour gérer les chiens qu'on ne peut que trouver des bons exemples.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Les gâteaux de lune en fête

Tahiti, le 23 septembre 2026 – À l’approche de la fête de la lune, ce vendredi, la production de “mooncakes” bat son plein. Parmi les familles qui perpétuent ce savoir-faire ancestral, la pâtisserie Lau Tchin est une adresse bien connue au marché de Papeete. En quelques semaines, elle écoule plus d’un millier de ces petits gâteaux ronds, gourmands et dorés surmontés de messages de bon augure. À savourer en famille ou entre amis... “au clair de lune” ! Cette année, la fête de la lune – ou fête de la mi-automne – tombe le vendredi 25 septembre. Ce sera d’ailleurs le thème de l’élection de Miss Dragon 2026, ce samedi soir, dans les jardins de la mairie de Papeete. À quelques pas du site de l’événement, au marché, une famille perpétue cette tradition en confectionnant les fameux gâteaux de lune, entre autres spécialités chinoises. À la pâtisserie Lau Tchin, fondée en 1999, c’est le père, Wai Chung Yuen, 67 ans, qui est aux fourneaux en suivant la recette héritée de son beau-père – aujourd’hui disparu, il avait continué à réaliser des gâteaux de lune jusqu’à ses 80 ans. À la vente, son épouse, Wen Tchin Lau, 60 ans, garde le sourire malgré le coup de feu du midi. “On en fait toute l’année, mais durant cette période qui précède la fête de la lune, la cadence augmente” , explique leur fille, Priscilla Yuen, 34 ans, venue l’assister. ​Cinq à six heures par fournée Parmi les différentes variétés qui existent, quatre sont proposées au tarif de 500 à 650 francs l’unité : haricots noirs – la plus connue et demandée –, pois cassés, amandes et noix, et enfin œuf salé – pour les connaisseurs. “À l’extérieur, c’est une base de farine, d’huile et de sucre roux pour la dorure. À l’intérieur, tout dépend du parfum. C’est long à faire : il faut compter cinq ou six heures ! Rien que pour la farce, ça prend environ trois heures. Pour les haricots par exemple, il faut les rincer, les faire tremper, les cuire à la vapeur, les broyer. Puis il y a la confection de la pâte et des gâteaux, suivie d’une cuisson de 20 minutes” , nous explique-t-on. Si des machines facilitent désormais certaines étapes, le chef continue d’utiliser des moules en bois, “à l’ancienne” . Des moules qui donnent aux gâteaux de lune cette esthétique emblématique faite de symboles et d’écritures pouvant indiquer le goût choisi et des messages de bon augure. Si les ventes à la pièce, par deux ou par quatre dans de jolies boîtes et les commandes plus importantes restent d’actualité, la famille ne peut s’empêcher de constater un certain déclin : “Dans les années 1980, quand il n’y avait pas encore d’importation, on pouvait en faire jusqu’à 2.000 ou 3.000 dans la période. Là, on doit être à un peu plus de 1.000” . “Un gâteau qui se partage” S’ils sont plébiscités par la communauté chinoise, les gâteaux de lune plaisent à une clientèle variée localement, y compris aux touristes. “Je souhaite transmettre ce goût des gâteaux de lune à la population, à tout le monde !” , confie Wen Tchin Lau, fière de contribuer à cette célébration au Fenua. “C’est un gâteau qui se partage, en famille ou entre amis... au clair de lune !” , rappelle sa fille, Priscilla Yuen. “L’année dernière, par exemple, nous étions réunis dans un restaurant chinois et c’était notre dessert, en sachant que l’anniversaire de ma mère est proche de la fête de la lune.” ​Tout un symbole La fête de la mi-automne correspond au quinzième jour du huitième mois lunaire. Il s’agit de l’une des plus importantes fêtes traditionnelles chinoises. Selon le Centre culturel de Chine de Paris, elle coïncide avec la pleine lune “la plus ronde et la plus brillante de l’année” , symbole de réunion et d’harmonie. Par leur forme sphérique et leur générosité, les gâteaux de lune font écho à cette plénitude. Plusieurs histoires sont associées à cette célébration, dont la légende de Chang’e, déesse de la lune, reprise en 2020 dans le film d’animation Voyage vers la Lune où la tradition des “mooncakes” est mise à l’honneur. Un autre récit de la tradition orale fait état, au XIV e siècle, d’une ruse liée à ces gâteaux qui auraient été utilisés pour faire passer des messages stratégiques décisifs dans le camp chinois face aux Mongols, lesquels auraient mieux fait d’en consommer. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Motu Nao : le nouveau roman catastrophe de Patrick Chastel

Tahiti, le 23 septembre 2026 - Patrick Chastel continue d'écrire encore et encore sur les Marquises, cet archipel qu'il aime par-dessus tout. Son nouveau livre Motu Nao édité chez 'Api Tahiti, sorti début septembre, est une nouvelle fois une ode à la Terre des hommes. Le nom de Motu Nao, ce rocher isolé au large de l'archipel, “veut dire englouti, disparu”, décrit l'écrivain. C'est autour de cet épisode de l'histoire des Marquises que Patrick Chastel a construit son nouveau roman, entre aventure, mémoire et histoire polynésienne. L'intrigue s'ouvre à Fatu Iva, dans le groupe sud de l’archipel, où une expédition scientifique découvre une anomalie sous-marine qui provoque l'irruption d’un volcan sous-marin. Derrière la fiction se dessine un sujet réel : le risque de tsunami en Polynésie française. Que se passerait-il aujourd'hui si un événement majeur touchait à nouveau les côtes ? C'est là que le livre ouvre une réflexion sur la fragilité des îles polynésiennes face aux forces de l'océan. “Mettre des pièges pour les animaux, presser la bourre de coco”... L'idée de départ était de faire resurgir le volcan et de laisser la mer déborder, dans un archipel où les tremblements de terre n'ont pas manqué. Dans Motu Nao, l'écrivain mêle littérature, histoire et géographie. Après la catastrophe, les personnages doivent renouer avec la manière de vivre des tout premiers hommes qui ont découvert les Marquises, avec des moyens précaires : “mettre des pièges pour les animaux, presser la bourre de coco”, détaille l'écrivain. Le récit s'arrête à “l'arrivée des secours”, confie l'auteur. Pour ce professeur à la retraite, c'est un nouveau thriller après une quarantaine d'ouvrages : nouvelles, légendes, biographies, littérature jeunesse ou encore romans historiques, dont Les Crânes de la vallée perdue, chez 'Api Tahiti. Violaine Broquet Pratique : Prochaines dédicaces : salon du livre : Du 15 au 18 octobre 2026 à l’esplanade basse de To'atā et Maison de la Culture, Papeete / le 31 octobre au Carrefour de Faaa. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Natation - Florent Manaudou exporte son expertise à Tahiti

Tahiti, le 23 septembre 2026 - Tahiti va accueillir fin octobre le concept Stage 21 cofondé par Florent Manaudou et Quentin Coton grâce à l‘implication du Cercle des Nageurs de Polynésie (CNP). Le champion olympique et multiple médaillé international affiche plus de dix ans au plus haut niveau. Mais derrière le palmarès, c'est un autre principe qu'il a choisi de mettre en avant à travers le Stage 21 : celui du plaisir avant la performance. Le projet est né d'une idée commune entre Florent Manaudou et Quentin Coton qui fut également un nageur de haut niveau. Ensemble, ils ont voulu créer un stage à leur image, fondé sur des valeurs simples : partage, amitié, joie, exigence et travail. Le concept lancé en 2024 après les Jeux olympiques de Paris a rapidement trouvé ses marques en France et il s’exporte pour la première fois au-delà des frontières métropolitaines pour s’installer ponctuellement à Tahiti avec deux sessions programmées du 30 octobre au 1 er novembre et du 6 au 8 novembre : le stage 21 Ia Ora Na-Tahiti 2026. À l’origine du projet, Natalie Meynard la secrétaire générale du CNP : “ Le projet de faire venir Florent Manaudou à Tahiti est né de la page Instagram de Stage 21 dont j’ai trouvé le contenu très intéressant. C’est une façon d’aborder la natation sous une forme plus humaine, avec de la rigueur et de l’exigence ; mais avec un spectre convivial. J’ai pensé que l’on pouvait proposer cette activité à nos sportifs polynésiens, voire à des touristes. J’ai contacté Florent Manaudou qui m’a répondu très vite et l’on a fait avancer le projet depuis septembre 2025 étape par étape. On a finalisé le projet avec l’appui du ministère des Sports et de la Direction de la Jeunesse et des Sports qui souhaitent inviter Florent Manaudou et Quentin Coton comme athlètes d’honneur lors d’un séminaire autour du sport les 22 et 23 octobre à un an des Jeux du Pacifique.” Une connotation touristique Le partenariat entre le CNP et Stage 21 vise à organiser deux rendez-vous d'excellence en natation, ouverts à des nageurs polynésiens de niveau débutant et intermédiaire et âgés de 16 ans et plus. Il répond à une volonté commune des parties : favoriser les échanges sportifs internationaux et valoriser la Polynésie comme terre de sport et d'excellence. La philosophie des créateurs de Stage 21 dépasse le cadre purement sportif en proposant une expérience faite de transmission, de bienveillance et de découverte. Mais la performance n’est bien sûr pas occultée. Stage 21 repose sur trois axes pour le format qui sera animé à Tahiti : le travail technique en bassin (piscine de Pater) et en eau libre (Pointe Vénus) ; la préparation mentale et physique ; et l’immersion culturelle à travers la participation à des cérémonies traditionnelles. Un programme qui fait le succès de Stage 21 en métropole et dont l’engouement devrait se confirmer au Fenua d’autant que l’événement présente de possibles retombés touristiques. Soulignons, à ce titre, que Tahiti Tourisme accompagne le projet dans l’idée d’organiser tous les deux ans un événement avec Stage 21 et de l’incorporer dans le calendrier des grands événements polynésiens. Air Tahiti Nui et l’Institut de la Jeunesse et des Sports de la Polynésie Française (IJSPF) sont également partenaires de l’événement. Florent Manaudou très proche des participants Florent Manaudou ne sera pas un simple ambassadeur lors de son séjour à Tahiti – destination qu’il connait bien pour y être déjà venu à trois reprises. Il est au cœur du dispositif. Il coache, échange, observe et conseille, toujours proche des participants dans l'eau, au bord du bassin, ou juste à côté. Son objectif est de rendre accessible ce qui, habituellement, ne se transmet pas : le ressenti, les détails techniques, la manière de penser quand tout se joue à la seconde près. Lors de sa préparation pour les Jeux de Paris, Florent Manaudou a confié ce qui le faisait avancer : le plaisir de nager, quitte à casser la routine avec de la musique, des challenges et de l'humour. Une prise de conscience qui est aujourd'hui au cœur du Stage 21 : comprendre ce qui rend heureux pour se donner les moyens de franchir un nouveau cap. Il est soutenu par Quentin Coton coach et préparateur mental et par Camille Gheorgiu-Coton ancienne nageuse internationale française, kinésithérapeute et spécialiste du Pilate, une méthode qui sert à renforcer les muscles profonds et qui sera appliquée lors des deux sessions de stage. Un séjour bien rempli La participation à Stage 21 version Tahiti est limitée à 21 nageurs (d’où le nom de l’événement) par session de trois jours à la piscine de Pater (bassin privatisé) et nul doute que la demande sera forte. Florent Manaudou et son staff, qui arriveront au Fenua le 19 octobre, seront très sollicités puisqu’outre les stages et leur participation au séminaire autour du sport, ils rencontreront les nageurs du CNP, débutants et confirmés, ainsi que ceux du Centre de Perfectionnement Polynésien (CPP) qui préparent les Jeux du Pacifique 2027 et pour lesquels les conseils d’un champion de la dimension de Florent Manaudou seront précieux. Globalement, l’événement ambitionne de positionner Tahiti comme une destination capable d'accueillir des stages d'excellence, un territoire alliant sport, nature et culture, et un lieu propice au sport-santé et au bien-être. Il véhicule des valeurs essentielles : discipline, respect, engagement, persévérance et esprit d'équipe. Il constitue un outil d'inspiration pour la jeunesse polynésienne, en mettant en avant un modèle d'excellence accessible et humain. “Avec Stage 21, je veux offrir une expérience vraie, dans un cadre magnifique, avec du temps, de la précision, et de l’authenticité. On parlera technique, mais aussi mental, respiration, récupération… tout ce qui fait, profondément, la différence”, explique Florent Manaudou en présentation de ces sessions. Un état d’esprit qui a séduit Natalie Meynard et le bureau du Cercle des Nageurs de Polynésie. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Les algues, de la mer à la terre

Tahiti, le 23 septembre 2026 – Que faire des Turbinaria, ces algues qui prolifèrent ? C’est l’enjeu du projet Moana Fenua porté par l’association Tamari’i no te Moana avec le soutien de plusieurs partenaires associatifs, scientifiques et institutionnels. Samedi dernier, une première campagne d’arrachage a permis d’ôter plus d’une tonne d’algues dans le lagon de Mataiea. D’autres doivent suivre à Punaauia et Moorea dans une démarche de valorisation agricole. Samedi dernier, une quarantaine de personnes se sont jetées à l’eau à Mataiea pour une campagne d’arrachage de 1.300 kg de Turbinaria. Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet Moana Fenua, porté par l’association Tamarai’i no te Moana. Investie dans la restauration coralienne à Punaauia et Faa’a, ainsi que dans le suivi de la zone de pêche réglementée (ZPR) de la Pointe des pêcheurs, elle prolonge son engagement pour l’environnement en se penchant sur les enjeux liés à ces algues. Si elles ont un impact sur les baigneurs et le tourisme lorsqu’elles s’échouent massivement sur les plages ou se retrouvent bloquées dans les marinas, les Turbinaria ont aussi une incidence sur l’environnement. “Ce sont des algues proliférantes. Elles ont tendance à étouffer le corail, qui ne profite pas de la lumière du soleil, réduisant l’habitat des poissons. Le but, ce n’est pas de l’éradiquer, mais de donner un coup de pouce à la nature en régulant sa prolifération” , explique Raimana Magnes, coordinateur du projet soutenu par plusieurs partenaires locaux, dont la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) et le Fonds Natura Porinetia, le Criobe et l’Université de la Polynésie française (UPF), mais aussi la Direction des ressources marines (DRM) et la Direction de l’agriculture (DAG). Il bénéficie également d’un financement de l’Union européenne, via le programme Bestlife. “Il faut que l’arrachage des algues soit suivi par des scientifiques pour voir l’impact sur la biodiversité. L’idée, c’est que ça puisse ramener davantage de poissons et d’invertébrés, toute la biodiversité” , poursuit le référent. “Retrouver cet équilibre” Mobilisé aux côtés de l’association, le maire délégué de Mataiea, Clément Vergnhes, également président de la fédération des rāhui de Tahiti, soutient ce projet mené dans la ZPR de Atimaono pour plusieurs raisons : “Depuis un moment, on remarque qu’il y a de plus en plus d’algues dans notre lagon. On pense que c’est en partie dû au fait qu’il y a de moins en moins d’espèces herbivores. Ce type de projet, ça permet de rassembler la population et de sensibiliser aux enjeux du rāhui. Derrière cette campagne d’arrachage, il s’agit de valoriser cette algue pour l’agriculture. Des études vont être menées par l’UPF. Ce volet nous intéresse pour nos agriculteurs. Pour retrouver cet équilibre, on travaille aussi avec l’Ifremer, qui envisage de faire des relâchés de vana et de mārava l’an prochain, deux espèces herbivores.” Trois sites-pilotes sont concernés : Atimaono entre Mataiea et Papara, la Pointe des pêcheurs à Punaauia et près de Afareaitu à Moorea, “où il y a beaucoup de Turbinaria et déjà d’autres thématiques étudiées par les scientifiques, ce qui permet de mutualiser les efforts” . L’objectif est de réaliser un ramassage par mois sur chacune de ces zones pour en mesurer l’impact, à raison de 300 à 400 kg par mois. “Le ramassage volumineux de samedi était un peu particulier, car participatif” , précise Raimana Magnes. “Les algues ont été mises sur des séchoirs : elles vont perdre environ 90 % de leur eau, donc on va se retrouver avec 130 kg d’algues sèches.” ​Des tests comme biostimulant Comme l’indique le nom du projet, il s’agit de faire le lien entre la mer et la terre. “L’idée, c’est de transformer quelque chose qui est problématique dans la mer en quelque chose de bénéfique pour la terre” , développe l’ex-directeur de l’association Bio Fetia, ingénieur agronome de formation. “Le projet Moana Fenua s’inspire de pratiques qui existent déjà, puisque les algues sont utilisées depuis longtemps dans les fa’a’apu en tant qu’insecticide ou engrais mélangé au compost. L’idée, c’est de voir comment on peut changer d’échelle et caractériser quelle molécule est utile dans cette algue, pour quelles plantes et à quel moment de leur croissance.” Des tests vont être réalisés sur le terrain, mais aussi en laboratoire dans une démarche de valorisation en biostimulant naturel et local : “C’est un sujet qui est ancré en Polynésie depuis un certain temps. Des scientifiques travaillent déjà sur le potentiel de ces algues dans l’agriculture. En tant qu’association, on est là pour passer à l’action, aller plus loin pour mieux connaître les bienfaits de ces algues. Notre volonté, c’est d’impulser une démarche vertueuse d’économie circulaire. Parmi les acteurs les plus importants de ce projet, les pêcheurs sont rémunérés à hauteur de 25.000 francs par ramassage” . Programmé jusqu’en 2028, le projet, s’il s’avère concluant, pourrait être étendu à d’autres sites à Tahiti et dans les îles. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Élections municipales à Tureia et à Rurutu : ouverture de la période des déclarations des candidatures

Tahiti le 23 septembre 2026. Le premier tour des élections municipales partielles intégrales des communes de Tureia et Rurutu, aura lieu le dimanche 18 octobre prochain. Les candidatures doivent être déposées avant le jeudi 1er octobre 2026, 18h. Les élections municipales à Rurutu, s’agissant d’un scrutin de liste à deux tours, les candidats qui souhaitent se présenter au scrutin à devront déposer leurs listes de 19 conseillers municipaux à élire au Haut-commissariat de la République en Polynésie française. Pour les élections municipales à Tureia, les personnes qui souhaitent se présenter à ce scrutin pour briguer l’un des 11 sièges de conseillers municipaux à pourvoir, dans la commune, doivent obligatoirement faire enregistrer leur candidature auprès des services du haut-commissariat de la République en Polynésie française. S’agissant d’un scrutin plurinominal majoritaire, les candidatures sont individuelles et peuvent être « groupées ». Pour être candidat, il faut: - Être majeur et ressortissant de l’Union européenne ; - Avoir le droit de vote ; - Être électeur dans la commune ou y avoir un lien prévu par la loi. Pour les élections municipales partielles intégrales à Rurutu, les déclarations de candidatures sont à effectuer auprès de la subdivision administrative des îles Australes, et pour celles de Tureia auprès de de la subdivision administrative des îles des Tuamotu et Gambier située : 43 avenue Pouvanaa à Oopa, 98713 Papeete Le 1er octobre 2026, la prise des candidatures sera close à 18h00. Aucune candidature ne pourra être enregistrée en dehors de ces dates et créneaux. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Champion du monde de paracyclisme après son accident à Moorea en 2017

Tahiti le 23 septembre 2026. Le cycliste Thomas Peyroton-Dartet, grièvement blessé à Moorea lors du Tour cycliste de Tahiti, est devenu il y a deux semaines champion du monde de sa catégorie en paracyclisme. Thomas Peyroton-Dartet, le cycliste gravement accidenté dans le Tour de Tahiti en 2017 est devenu champion du monde de paracyclisme classe C3. Après ce très grave accident l’ayant laissé souffrir d’une ataxie cérébelleuse, Thomas Peyroton-Dartet était devenu membre de l’équipe de France Handisport. Après des titres obtenus en championnat d’Europe en 2023 aux Pays-Bas et champion de France 2025, il avait fini médaillé d’or et d’argent aux JO de Paris 2024. Il vient de devenir champion du monde de paracyclisme classe C3 le 7 septembre aux Etats-Unis, à Huntsville. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

To’a Reef 2026 : l’heure est à la candidature

Tahiti, le 23 septembre 2026 - Pour la troisième année consécutive, les Trophées To’a Reef appellent les porteurs de projets à candidater. Les dossiers sont à déposer avant le lundi 5 octobre. Cette année, le concours distinguera 13 projets en faveur des récifs et lagons polynésiens, lors d'une cérémonie de remise des prix prévue mardi 10 novembre à l'InterContinental. Il reste encore quelques jours jusqu'au lundi 5 octobre à midi pour déposer sa candidature aux Trophées To’a Reef 2026. Pour cette troisième édition, l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor), qui alerte et agit pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens en Polynésie, dispose de 4,3 millions de francs de dotation. Avec un crédo : “Les récifs sont notre survie, unissons-nous pour les préserver !” Le concours séduit de plus en plus. Il avait recueilli 32 candidatures en 2024, puis 41 en 2025, dont 25 venues d'établissements scolaires et 16 d'associations ou d'acteurs privés. Pour participer, il faut être une association, une entreprise ou un organisme de recherche et porter un projet destiné à préserver les récifs coralliens. Restauration corallienne, sensibilisation des scolaires, intelligence artificielle, suivi scientifique participatif : les lauréats ont déjà montré le panel des initiatives possibles. L'enjeu est de soutenir des actions pour renforcer les connaissances scientifiques, valoriser les savoirs traditionnels, développer l'innovation locale ou encore sensibiliser la population aux bonnes pratiques. Les récifs abritent près d'un tiers de la biodiversité marine et protègent naturellement les côtes de la houle et de l'érosion. Ils nourrissent aussi les populations et font vivre trois secteurs clés de l'économie polynésienne : le tourisme, la perliculture et la pêche. ​13 prix à décrocher Malheureusement, le phénomène El Niño est déjà constaté et, en conséquence, les récifs polynésiens subissent des vagues de chaleur marines qui provoquent leur blanchissement et peuvent entraîner leur mort. Ces phénomènes s'ajoutent à l'artificialisation du littoral, aux problèmes d'assainissement, aux pollutions agricoles et des bassins-versants, à l'hypersédimentation et à la surexploitation des ressources. Pour rappel, les coraux contribuent à la formation des lagons et des récifs. Ils jouent aussi un rôle essentiel pour nourrir les populations grâce à la pêche et pour protéger les côtes. Le Grand Prix To’a Reef, toutes catégories confondues, est doté d'un million de francs. Quatre trophées thématiques de 500 000 francs chacun récompenseront l'innovation, la sensibilisation, la résilience des archipels et la science participative. Les écoles ne sont pas en reste. Elles concourront dans six catégories avec les prix “Mon récif, ma culture”, dotés de 100 000 francs chacun. Elles pourront également viser le “Coup de cœur du public” des écoles, à 200 000 francs. Le grand public a, lui aussi, son mot à dire. Un autre “Coup de cœur du public”, doté de 500 000 francs, sera décerné à l'issue du vote des internautes, du 8 au 19 octobre, sur la page Facebook de l'Ifrecor Polynésie Officiel. Les dossiers seront jugés sur leur pertinence, leur impact, leur caractère innovant, leur approche collaborative et leur cohérence avec la stratégie et le plan d'actions 2024-2028 de l'Ifrecor Polynésie. La sélection reviendra à un jury d'experts issu du Comité opérationnel de l'Ifrecor Polynésie, appuyé par la Direction générale de l'éducation et des enseignements pour le volet scolaire. Pratique Pour candidater : Associations, opérateurs de recherche et acteurs privés : formulaire en ligne Établissements scolaires : formulaire en ligne Ocean-IA, un an après : du prototype au déploiement Lauréate du Trophée de l'Innovation aux Trophées To’a Reef 2025, l'association Oceania d’étude et de protection des cétacés a passé l'année à donner des yeux à son intelligence artificielle. Trois plateformes de détection ont été installées autour des passes de Papeete et de Vaiare, c'est ce qui a permis de capturer environ 3,65 millions d'images. Seules quelque 3 200 montrent des baleines à bosse, soit moins de 0,1 % des captures, et c'est là que tout se joue : chacune a été identifiée et annotée pour apprendre à l'IA à reconnaître les cétacés en surface. Les trois plateformes ont été réinstallées en juillet 2026 pour la nouvelle saison, et l'objectif reste le même : alerter les navires en temps réel pour réduire les risques de collision. Oceania compte désormais se déployer à Huahine, Raiatea, Taha'a et Bora-Bora d'ici 2027. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Surexposition des enfants aux écrans : l'APSP veut "réveiller le service public" et "interdire les écrans aux moins de 6 ans dans les salles d'attente"

Tahiti, le 23 septembre 2026 - L'Association Partage Santé Pacifique lance un appel pour des espaces publics “zéro écran, 100 % jeu” pour les enfants de moins de 6 ans. Elle propose que le Pays commence par interdire les écrans dans les salles d'attente. Le premier événement d'une série se tiendra le jeudi 1er octobre 2026 à 9 heures au foyer Fare Te Aho O Te Here. Pour la première fois, l'Association Partage Santé Pacifique (APSP) se transforme en lanceuse d'alerte. Son président et fondateur, Philippe Biarez, le dit sans détour : en cas de surexposition des enfants aux écrans, “les conséquences peuvent être importantes”. C'est pourquoi cette association de plus de 20 ans appelle les décideurs à “réveiller le service public”. Mais pas question de faire culpabiliser. “Les pauvres parents n'y sont pour rien”, insiste-t-il. L'objectif est de les accompagner, pas de les accabler. Il reste que le constat est inquiétant : retard de langage, troubles de l'attention et de la mémoire, troubles du comportement. Les professionnels de santé et les enseignants de maternelle et de CP observent ces difficultés chez des enfants exposés régulièrement aux écrans avant même leur entrée à l'école primaire. Selon l'APSP, les écrans, quels qu'ils soient, perturbent le développement du cerveau des plus jeunes. Ils saturent leurs capacités d'attention, réduisent les échanges au sein de la famille, dégradent le sommeil et réduisent l'activité physique. L'association veut corriger un malentendu : laisser un téléphone à côté d'un bébé n'a rien de positif, alors que l'usage du téléphone est souvent perçu comme bénéfique. Le problème est tout aussi lourd dans les îles. Médecin en soins de santé primaire, consultant et formateur en santé, Philippe Biarez a déjà vu ces conséquences sur le terrain. “À Rapa, il y a 500 habitants avec une école de 100 enfants, et une dizaine d'entre eux avaient des troubles liés aux écrans”, relate-t-il. Ces situations demandent des praticiens spécialisés, “mais il n'y en a pas dans les îles”. Dans ce contexte, l'APSP estime qu'“aujourd'hui rien ne bouge vraiment en Polynésie”. Il y a peu de conseils aux familles, aucune campagne, et même pas de registre recensant le nombre de lieux concernés. ​Objectif de 1 000 signatures L'association propose donc de commencer à œuvrer avec un lieu très concret : la salle d'attente. C'est là que, “pour faire passer l'attente”, donner un téléphone à l'enfant est souvent le premier réflexe. L'APSP demande que le Pays interdise les écrans aux moins de 6 ans dans les salles d'attente des services publics, comme on y interdit de fumer. Ces lieux devraient en échange être dotés de jeux et d'activités, et recommander aux adultes accompagnants de laisser leur propre écran de côté pour participer. Pour l’association, l'obligation doit s'étendre aux cabinets médicaux et aux salles d'attente des communes. “Ça ne suffira pas, mais c'est pour commencer quelque chose”, dit Philippe Biarez. La tribune, inspirée d'un texte lancé par des professionnels de santé en métropole en 2025, compte déjà 250 signatures. L'APSP en vise 1 000 d'ici la fin de l'année. De septembre à décembre, l’association mène une campagne de sensibilisation faite de petits événements dans des lieux fréquentés par les enfants. Le premier aura lieu au foyer Fare Te Aho O Te Here, le jeudi 1er octobre 2026 à 9 heures. Des professionnels y exposeront leur point de vue. L'association espère ensuite intervenir prochainement dans une école maternelle, avec la DGEE. Elle se dit prête à conseiller les institutions qui ont des salles d'attente, en leur proposant des pratiques et des solutions de remplacement pour palier l’usage des écrans. “Si d'autres entités le souhaitent, nos portes sont ouvertes pour faire le plus d'événements possibles.” Evénement de sensiblisation au Fare Te Aho O Te Here jeudi 1er octobre 202 à 9h00. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

“Plus professionnel pour planter du cannabis que des pastèques”

Tahiti, le 22 septembre 2026 - Trois couples ont comparu ce mardi pour trafic de stupéfiants à Huahine, sur sept prévenus attendus. Le septième, introuvable, est visé par un mandat d'arrêt. Les t rois couples ont été condamnés ce avec des peines allant jusqu'à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable. Une petite famille de quatre personnes cultivait le paka sur un motu à l'abri des regards à Huahine. Le cannabis était expédié vers Tahiti par avion dans des cartons de gâteaux. Après une enquête et une mise sur écoute par la gendarmerie, les forces de l’ordre ont procédé à leurs interpellations le 21 avril dernier. “Je suis plus professionnel pour planter du cannabis que pour planter des pastèques”, a tenté d’expliqué le premier prévenu. Il s'est défendu ainsi : “J'ai honte, en tant que mari, que ce soit madame qui travaille, c'est pour cela que je me suis lancé.” Il a aussi ajouté : “À Huahine, tout le monde vend du cannabis, ce sont les papis qui font ça.” Le tribunal a balayé l'argument, rappelant qu’il encoure 10 ans de prison. “Si c'est puni sévèrement, c'est parce que vous intoxiquez la population”, a martelé le président du tribunal. C’est un problème de fret qui aurait également précipité la fille de ce couple dans ce trafic : il manquait 18 millions de francs pour un catamaran acheté 60 millions en Chine destiné à un commerce de prestation touristique sur l’île. Le couple vendait le paka du beau-père et le gendre achetait aussi à d'autres cultivateurs, livrant ensuite entre Papeete et Faa’a. La fille a dit qu’elle se sentait redevable envers sa mère, qui payait ses factures et les couches sur son fils de quatre ans. “On est sur plusieurs millions de gains” Dernier maillon : un couple de revendeurs à Tahiti. Lui conditionnait les sticks, elle vendait, pour 20 000 francs par semaine et par pot. La saisie totale des enquêteurs s’était élevée à 2 kilos de paka, près de 4,5 millions de francs en numéraire, et un véhicule. “On est sur plusieurs millions de gains”, a exposé le président. Le parquet a distingué trois niveaux de responsabilités. Il a requis, pour les revendeurs (80 000 francs de gains mensuels chacun), deux ans avec sursis et 500 000 francs d'amende pour le couple, deux ans ferme et mandat d'arrêt pour l'absent. Pour le couple distributeur, qualifié de “purement entrepreneurial”, trois ans dont deux avec sursis probatoire et 5 millions d'amende. Pour le couple producteur, “meilleur en paka qu'en pastèques”, quatre ans avec mandat de dépôt pour les deux époux, plus confiscation du numéraire et du véhicule. Le tribunal a finalement condamné le couple chargé de la "transaction" à deux ans de prison avec sursis, dont 18 mois de sursis probatoire. Le couple de producteurs a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, avec obligation de payer une amende de 2,5 millions de francs. La partie ferme, d'un an, est aménageable. Le tribunal a également ordonné la confiscation des scellés, à l'exception de la voiture. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Football à Moorea - ​Un trio en tête du classement

Moorea, le 22 septembre 2026 - À l’issue de la deuxième journée du championnat de Moorea, Tiare Tahiti, Tapuhute et Tohiea se partagent la première place du classement après avoir battu respectivement Tahatiri (9-0), Temanava (6-2) et Tiare Hinano (2-0). Après leur match nul (2-2), Mira et Tiare Anani occupent respectivement les quatrième et cinquième places. Ce week-end s’est déroulée la deuxième journée de la phase 1 du championnat de Moorea. Dimanche, Mira et Tiare Anani s’affrontaient au stade de Maharepa. Privé de plusieurs cadres, partis rejoindre d’autres équipes de Tahiti ou de Moorea pendant l’intersaison, Mira alignait plusieurs jeunes adolescents de Papetoai. Malgré leur jeunesse, les Bleus ont bien entamé la rencontre et ont progressivement pris le contrôle du jeu. Sur l’une de ses rares offensives, Tiare Anani s’est toutefois procuré la première occasion de la rencontre. Teihoarii Tama a repris du plat du pied un coup franc d’Elios Nui, mais sa frappe a été repoussée de justesse par Heremana Uhl, défenseur de Mira (23 e ). La formation de Papetoai a ensuite concrétisé sa domination en ouvrant le score à la 24 e minute, grâce à une frappe à ras de terre de Teraupoo Tepa, à la conclusion d’une combinaison des Bleus (1-0). Bien lancé par Temuriavai Taaviri, Teraupoo Tepa a eu l’occasion de doubler la mise en se présentant seul face à Raiura Hanere, le gardien de Tiare Anani, mais a perdu son duel (26 e ). À la demi-heure de jeu, Mira a accentué sa domination en confisquant le ballon à son adversaire. Après une série de dribbles sur le flanc gauche, Ronaldo Nonmeu a offert un caviar à Teraupoo Tepa, qui a manqué son contrôle (40 e ). À la 42 e minute, Albert Mairau a repris de la tête un corner de Sylver Teheura, mais n’a pas trouvé le cadre. Malgré un dernier coup franc de Teihoarii Tama, passé à côté du but des bleus, les deux formations sont rentrées aux vestiaires sur ce court avantage en faveur de Mira (1-0). Tiare Anani dynamise son attaque En seconde période, Abel Terevaura, le nouvel entraîneur de Tiare Anani, a fait entrer ses deux attaquants, Stéphane Adloff et Moana Fanaurai, pour dynamiser son attaque. Malgré un meilleur visage offensif de la formation de Paopao, ce sont les Bleus de Papetoai, emmenés par Teraupoo Tepa et Temuriavai Taaviri, qui ont repris le contrôle du jeu. Après plusieurs offensives des Bleus, Renaldo Nonmeu, parfaitement servi par Sylver Teheura à la 71 e minute, a dribblé les défenseurs adverses avant de voir sa frappe repoussée par Raiura Hanere. Dominé jusque-là, Tiare Anani a égalisé contre le cours du jeu à la 77 e minute grâce à Moana Fanaurai. Bien servi par Teraiareva Teraiharoa sur le flanc droit, l’attaquant a battu le gardien de Mira d’une frappe du pied gauche (1-1). Le jeu s’est ensuite rééquilibré, Tiare Anani parvenant enfin à enchaîner les offensives. Lancé par Stéphane Adloff, Moana Fanaurai a de nouveau débordé sur le flanc droit. Après plusieurs crochets, sa frappe du pied gauche a frôlé le poteau gauche du but adverse (87 e ). Ce n’était que partie remise puisque, sur une offensive similaire, l’attaquant des Orange a battu de nouveau Raiura Hanere à la 88 e minute pour donner l’avantage à Tiare Anani et faire exulter les supporters de Paopao (2-1). Mais leur joie a été de courte durée puisque Mira a égalisé dans les arrêts de jeu grâce à un penalty transformé par Albert Mairau (2-2). Les deux formations se sont finalement quittées sur ce score de deux buts partout. Dans les autres rencontres, Tiare Tahiti a largement battu Tahatiri (9-0), samedi à Maatea. Tohiea s’est imposé face à Tiare Hinano (2-0), samedi à Pihaena, tandis que Tapuhute a dominé Temanava (6-2), dimanche à Afareaitu. À l’issue de cette deuxième journée, Tiare Tahiti, Tapuhute et Tohiea se partagent la tête du classement. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · sports en

Retour vers le futur à Tumaraa

Tahiti, le 22 septembre 2026 - Les élus de la commune de Tumaraa sont épris de deux nouvelles passions. L’élection à répétition de leurs maires délégués, et l’expérimentation administrative. Mardi, en conseil municipal, les élus de la nouvelle majorité ont validé une délibération qui contrevient sciemment à la récente décision du tribunal administratif. Après avoir été déboutée par le tribunal administratif de Papeete de sa décision de remplacer le maire de Tevaitoa, Naumi Mihuraa, la majorité en conseil municipal tente l’opération “ retour vers le futur”. Plus possible pour le tribunal de censurer une délibération, si cette dernière fait préalablement référence à une autre délibération que l’on abroge. C’est le pari risqué qui a été pris. Retour en quelques dates. Le 27 mars, première élection du maire délégué de Tevaitoa. Le 4 juillet, nouvelle élection du maire délégué de Tevaitoa après une recomposition de la majorité au conseil municipal. 8 septembre, annulation de cette seconde élection puisque le maire délégué élu lors de la première élection n’avait pas démissionné. La majorité municipale en a donc tiré la seule conclusion nécessaire à son contrôle de toutes les communes associées : Annuler la délibération du 27 mars et tout reprendre à zéro. Un acte que Naumi Mihuraa, commentait mardi sur les réseaux sociaux, un brin désabusée : “Me retirer mes fonctions de maire déléguée de Tevaitoa : une véritable obsession pour la nouvelle majorité… ou plutôt pour son leader qui, rappelons-le, est celui qui a obtenu le moins de voix parmi nous tous au premier tour des élections”, écrit-elle. “Depuis toutes ces années, je n’avais encore jamais vu des élus communaux prendre à ce point le haut-commissaire et le tribunal administratif pour des ma’au.” Le conseil municipal justifie pour sa part son action par une volonté de “réexaminer l’organisation institutionnelle de la commune associée de Tevaitoa, afin de rechercher une organisation municipale plus directe, plus lisible et adaptée à la situation actuelle de la commune”. Gérard Goltz, maire de Tumaraa, semble lui aussi pris en otage et mis sur la touche par la procédure. La délibération le présente comme “résident de la commune de Tevaitoa”, ce qui permet “d’envisager une réorganisation favorisant un lien direct et de proximité avec les habitants, notamment pour l’écoute de leurs besoins, le suivi des affaires intéressant Tevaitoa et la coordination avec les services municipaux”. Une opération qui ressemble cependant à une bonne dose de mauvaise foi, les deux mairies de Tevaitoa et de Tumaraa n’étant séparées l’une de l’autre que de 9,7 kilomètres et les deux communes distantes… de 950 mètres. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

​Un an pour mûrir son projet agricole

Tahiti, le 22 septembre 2026 – La première Formation à l’installation agricole (FIA) organisée à Taravao par le CFPPA est lancée. Quinze stagiaires vont être formés à la gestion d’entreprise et à différents aspects techniques selon la spécialité choisie : production végétale, élevage ou agro-transformation. Huit mois de stage en entreprise leur permettront de mettre leurs ambitions à l’épreuve sur le terrain. Deux autres sessions se profilent à Raiatea et à Tubuai pour les porteurs de projet des Raromata’i et des Australes. Ambiance studieuse à la paroisse protestante de Taravao. Derrière les ordinateurs et les tableaux comptables, les 15 stagiaires de la Formation à l’installation agricole (FIA) sont déterminés à aller de l’avant pour concrétiser leur projet. Depuis 2019, il s’agit de la treizième session dispensée à Tahiti et dans les îles par le Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA), la première à la Presqu’île dans une démarche de proximité. Si une partie des bénéficiaires sont effectivement originaires du sud de Tahiti, d’autres ont fait le déplacement depuis la zone urbaine, mais aussi de Rangiroa et Huahine – avec la possibilité d’être logés sur place durant les quelques semaines d’enseignement théorique. Lancée le 7 septembre, la FIA se déroule sur un an, dont huit mois de stage en entreprise. Qualifiante, cette formation destinée aux porteurs de projet en recherche d’emploi est indemnisée par le ministère de l’Agriculture. “La Formation à l’installation agricole les aide à démarrer une activité en production végétale, élevage ou agro-transformation. On les accompagne sur la partie théorique avec des cours de gestion, de communication, d’étude de marché et d’informatique, mais aussi selon leur spécialité. À l’issue, ils présentent un business plan et ils sont en mesure de demander l’aide Fa’ati’a [ex-ICRA, NDLR] avec une enveloppe pour se lancer et une aide mensuelle” , explique Sonia Rabier, responsable de la formation. ​“Cette formation, c’est une boîte à outils” Les profils des stagiaires sont variés : certains sont des passionnés qui n’ont jamais osé se lancer, tandis que d’autres amorcent une véritable reconversion professionnelle (lire interviews) avec parfois l’envie de valoriser des terres familiales. “Ils arrivent avec des bases, mais certains sont plus techniciens que d’autres. Ils viennent chercher ce qui leur manque : cette formation, c’est une boîte à outils qui s’est enrichie au fil du temps pour répondre à leurs besoins” , poursuit la formatrice. Quatre modules attendent les porteurs de projet entre la période de stage, leur future fonction de chef d’entreprise et la concrétisation du projet d’installation. Sans oublier les unités de formation propres à chaque spécialité, telles que le machinisme agricole pour la production végétale, l’abattage pour l’élevage ou le perfectionnement avec un chef et le packaging pour l’agro-transformation, à titre d’exemples. “Et ils ont tous une formation obligatoire en hygiène alimentaire et en santé et sécurité au travail, et le Certificat d’aptitude à la commercialisation ou manipulation des pesticides.” En 2025, sur un total de 69 stagiaires, “71 % sont sortis de la formation et 60 % ont obtenu l’ICRA” , souligne Sonia Rabier. “Le principal souci, c’est le foncier : quand les porteurs de projet n’ont pas de terres dans la famille, ça complique la réalisation de leur projet. Je note aussi que la formation se féminise énormément” , analyse-t-elle. En parallèle de Taravao, deux autres sessions se profilent aux Raromata’i, à partir du 5 octobre à Raiatea, et aux Australes, à partir du 2 novembre à Tubuai. Plus d’infos sur la page Facebook CFPPA Polynésie. Jonathan Aurentz, 37 ans, de Vairao : “Valoriser la terre de mon père” “J’ai un parcours atypique : j’ai commencé par un bac pro en menuiserie, puis en techniques de l’architecture, et je suis plombier de profession. Ça peut paraître éloigné de l’agriculture, mais ce sont des métiers manuels qui demandent de la rigueur et de la précision. Ce projet de reconversion vient du fait que j’ai envie de valoriser la terre de mon père. Je compte me spécialiser dans les rhizomes, plus précisément le gingembre. C’est un produit très consommé par les familles et dans la restauration, qui a aussi des propriétés médicinales. En Polynésie, on produit environ 60 tonnes par an alors que la demande serait de 93 tonnes. J’ai prévu de mécaniser mon activité pour réduire mes charges physiques : je n’ai pas prévu de planter un hectare de gingembre à la barre à mine... J’aimerais m’investir de la culture jusqu’au consommateur en proposant des produits dérivés. Les jeunes ont tendance à dévaloriser le fa’a’apu, alors que nous sommes tous consommateurs et que les besoins sont conséquents au Fenua. Il faut se lancer !”. Miliani Tauru, 22 ans, de Taravao : “Acquérir des compétences techniques” “J’ai un bac STMG, option mercatique, puis j’ai fait une licence en école de commerce et j’ai été chargée de communication dans une boutique en ville. Avec mon frère, qui suit aussi cette formation, nous avons des terres familiales au plateau que nous voulons valoriser. Notre père a commencé avec des arbres fruitiers. J’ai envie de me lancer dans le maraîchage, notamment au niveau des tomates, concombres, aubergines et courgettes qui sont des produits demandés, mais j’attends de faire mon étude de marché et mon stage à la ferme HP pour approfondir mon projet. Je n’ai aucune expérience dans le domaine agricole, donc cette formation va me permettre d’acquérir des compétences techniques. Pour les cours théoriques sur ordinateur, je suis dans mon élément ! Mais j’ai hâte d’aller sur le terrain : je sais maintenant que ce n’est pas derrière un écran que je vais m’épanouir. Le fait que la FIA soit proposée à Taravao, c’est un vrai plus”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

"On le voit sur les réseaux sociaux" : une mère et sa fille jugées pour blanchiment via Revolut

Tahiti, le 22 septembre 2026 - Pendant cinq mois, entre novembre 2023 et mars 2024, une mère et sa fille ont fait tourner un système de blanchiment d'argent en se servant de comptes Revolut. Tout est parti des réseaux sociaux. Les deux femmes ont commencé à récupérer de l'argent liquide auprès de particuliers avant de le faire transiter sur leurs comptes. Elles effectuaient ensuite des recharges sur les comptes Revolut de leurs clients. Le mécanisme était rodé : “Les clients me donnent de l'argent liquide. Je le mets sur la carte Revolut de ma fille, et je prends 10 % du montant”, a exposé la mère de famille à la barre. Trois clics suffisaient pour effectuer l’opération, dix minutes de travail parfois, pour empocher une commission de 10 à 15 %. Au total, 13 millions de francs sont entrés sur les comptes, pour au moins 17 clients. Les deux femmes auraient sorti 11 millions, soit réalisé environ 2 millions de francs de bénéfice. “Je ne savais pas que c'était du blanchiment d'argent”, se sont défendues mère et fille. C'est justement cette ignorance revendiquée que la procureure a mis en doute. Elle a pointé l'appât du gain et les commissions importantes demandées aux clients. Mère de quatre enfants, âgée de 48 ans et patentée, la mère ne travaille pas actuellement. Elle a été tour à tour secrétaire, hôtesse de caisse, bûcheronne, masseuse et adepte du dropshipping. Elle veut aujourd'hui ouvrir une roulotte. Sa fille est, de son côté, âgée de 25 ans. Devant le tribunal, deux clients, sur les 17 évoqués par la procureure, ont également dû répondre de leurs actes. Le premier avait remis environ 2 millions de francs en espèces aux deux femmes. Déjà condamné, il est actuellement incarcéré et purge une peine de cinq ans de prison ferme prononcée en mars 2026 pour blanchiment. Il assure que l'argent remis aux deux femmes provenait de combats de coqs et de jeux d'argent. ​ Les escroqueuses escroquées ​Le second, photographe patenté de 47 ans, avait remis 4 millions de francs. Il assure qu'une partie de cet argent provenait de son activité et de sa famille. Il l'utilisait aussi pour le compte d’amis. Comble de cette histoire, les deux femmes, qui se sont, elles-mêmes ,qualifiées de “naïves”, ont ensuite été victimes d'une arnaque. Elles ont investi 1 million de francs dans un système découvert sur les réseaux sociaux. Le placement promettait des rendements de 60 % tous les deux jours. Elles n'ont jamais récupéré leur argent. Le président de l'audience n'a pas mâché ses mots à l'évocation de cette histoire : “Gagner 60 % d'intérêt en deux jours, c'est mieux que le Père Noël. Ça n'existe pas.” “Bah si, ça existe, on le voit sur les réseaux sociaux. ”, a répondu l'une des prévenues. “Comme beaucoup d'escroqueries, oui”, a rétorqué le président qui prône la prévention sur ces arnaques des réseaux sociaux de plus en plus fréquentes. Contre les deux hommes, la procureure avait requis deux ans de prison avec mandat de dépôt. Le tribunal a finalement condamné le photographe à deux ans de prison, dont 18 mois ferme, avec mandat de dépôt. Il est reparti menotté. L'homme déjà détenu écope, lui, de deux ans de prison supplémentaires. Pour la mère et la fille, le tribunal a prononcé des peines de prison avec sursis. La mère a été condamnée à 18 mois avec sursis et 15 000 francs d'amende. Sa fille écope d'un an avec sursis et de 15 000 francs d'amende. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Sanquer joue la carte de l’emploi local à Paris

Tahiti, le 22 septembre 2026 - Alors que la question est régulièrement posée au Fenua, la protection de l’emploi local pourrait cette année être discutée à Paris. À l’initiative de Nicole Sanquer, une proposition de loi organique a été déposée à l’Assemblée nationale pour étendre le dispositif aux emplois de la fonction publique civile de l’État exercé en Polynésie française. Nicole Sanquer revient à la charge. Après une première proposition de loi étudiée en 2021, déposée en compagnie de Maina Sage, demandant, entre autres, l’assouplissement des conditions d’accès aux CIMM, la députée vient de déposer une nouvelle proposition de loi pour modifier l’article 18 de la loi organique et faire passer la considération de “priorité à l’emploi local” avant celles du CIMM. En 2021, le premier projet de texte avait essuyé un refus à l’Assemblée nationale et n’était même pas allé jusqu’au Sénat. Depuis 2019, plusieurs tentatives de mettre en place une forme de protection de l’emploi local ont été essayées en Polynésie française. Certaines avec succès comme en juillet 2019 avec la refonte globale du secteur privé, d’autres conclues par des échecs devant le Conseil d’État. Cette année, la députée Nicole Sanquer a décidé de porter le combat jusqu’à Paris pour “étendre la protection de l’emploi local aux emplois de la fonction publique de l’État exercés en Polynésie française”. La députée justifie sa démarche par la difficulté de certains fonctionnaires polynésiens à être intégrés au Fenua après une demande de mutation. Les Centre d’intérêts matériels et moraux (CIMM) passent bien souvent au second plan derrière “le fonctionnement et les besoins du service”. “Dès 2019, les débat au Sénat faisaient état de difficultés persistantes dans l’application du CIMM et de demandes tendant à rendre ses critères plus transparents et homogènes entre administrations”, explique d’ailleurs Nicole Sanquer dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi. Lasse de poser le problème au travers des questions orales à l’Assemblée nationale, questions qui restent généralement d’ailleurs sans réponses claires et franches du gouvernement, Nicole Sanquer a décidé de prendre le taureau par les cornes en écrivant une proposition de loi avec un seul article qui transforme la notion de CIMM en notion de protection de l’emploi local “aux personnes justifiant d’une durée suffisante de résidence”, sans en préciser la durée exacte. La co-présidente de A here ia Porinetia s’appuie aussi sur les exemples mis en place lors de la création du statut d’agent communal. “Bien qu’elle (la fonction publique communale) relève de la compétence de l’État, l’accès à ses emplois peut déjà faire l’objet de mesures de protection de l’emploi local définies par la Polynésie française en application de l’article 18.” Par cette démarche, Nicole Sanquer ne cherche pas à faire sauter les barrières à tout prix, mais à aider encore un peu plus les agents polynésiens en poste dans l’Hexagone, à revenir au Fenua, s’ils le souhaitent : “Les administrations de l’État continueraient donc à pourvoir leurs emplois selon les règles qui leur sont applicables”, mais en prenant en compte la préservation de l’emploi local, “en particulier, à égalité de mérite”. “Cette évolution constitue une application concrète du principe d’autonomie : permettre à la Polynésie française d’apporter, dans le respect des compétences de l’État et des exigences constitutionnelles, une réponse adaptée à une difficulté durablement constatée”, conclut la députée dans sa proposition de loi. La proposition de texte ayant tout juste été déposée à l’Assemblée nationale, aucune date d’étude en commission n’a pour l’heure été fixée. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · culture en

ATN va étendre sa carte Club Tiare à une autre compagnie

Tahiti, le 22 septembre 2026 - Économie de la société, projets, extension de la carte Club Tiare, Lionel Guérin, directeur général de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui a explique chez un confrère la politique des années à venir pour la compagnie aérienne. Dans une interview très consensuelle donnée au magazine l’Écho touristique, Lionel Guérin, directeur général d’Air Tahiti Nui a donné la ligne directrice de la compagnie au tiare pour les années à venir : “On a pris des mesures, d'abord, de mobilisation des équipes, de manière à retrouver une croissance et reprendre des parts de marché”, explique Lionel Guérin. “Nous étions à 60 % de parts de marché il y a quelques années, nous sommes à 40 % maintenant”, avoue celui qui veut “repartir à la croissance”. Ainsi liste-t-il les mesures : Ouverture de ligne vers Sydney, maintien de celle vers le Japon, passage de 4 200 heures par avion à 5 000 heures. “Les autres mesures, ce sont des mesures de productivité, d'économie, de pricing dynamique malgré un surcoût de 68 % du prix du carburant.” Des chiffres qui font que, si 2026 est “en déficit d'exploitation”, l’année sera meilleure que la précédente. À ses côtés pendant l’interview, Jean-Marc Hastings, directeur régional France et Europe d'Air Tahiti Nui, développe : “En 2032, on aura rénové les cabines, refait de nouvelles cabines, amélioré le produit, fêté les 30 ans et imaginé le développement futur de notre flotte.” Des propos bien optimistes alors que l’assemblée de la Polynésie française vient de couper en deux la subvention du Pays prévue dans le collectif budgétaire 3 (de 8,5 milliards à 4,5 milliards de francs) et que la compagnie peine à démonter sa solidité d’emprunt devant les banques pour financer ce projet de rénovation. Le duo affiche cependant sa confiance malgré cet écueil non évoqué lors de l’interview. Ligne Sydney-Tahiti à partir de mi-décembre, renforcement du partenariat avec Qantas, Amercian Airlines et Alaska Airlines, vols toute l’année vers Tokyo, négociations de nouveaux échanges avec une compagnie chinoise et augmentation des fréquences de vol vers Paris sont évoqués. Le tout, malgré une crise pétrolière qui complique l’alignement des comptes. “En fin 2026, nous avons été aidés par notre actionnaire qui est le pays de la Polynésie”, explique Jean-Marc Hastings. “En 2027, on attend de voir quelle sera l'évolution du carburant. Si ça reste aussi élevé qu'aujourd'hui, ça va poser quelques soucis.” Cette année, le Pays a mis en place un important allègement fiscal sur les hydrocarbures pour limiter l'impact de la hausse sur l'ensemble de l'économie et des transports. Une manne fiscale dont la collectivité aura du mal à se passer une année de plus. Le projet de budget 2027, qui sera étudié prochainement, en dira plus sur cette opportunité pour ATN. Lionel Guérin conclut cet entretien sur une nouveauté qui va concerner prochainement les abonnés à la carte Club Tiare. Ce programme est amené à évoluer : “On va prendre une décision pour entrer dans un club loyalty FFP, Frequent Flyer, plus important, qui va nous apporter une nouvelle clientèle extérieure et qui va faire bénéficier à nos clients déjà encartés des possibilités de déplacement dans le monde entier”, a-t-il expliqué sans dévoiler encore le nom de la compagnie qui accompagnera ATN dans cette nouvelle offre. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · culture en

​Quelques perturbations chez Onati

Tahiti le 22 septembre 2026. Cette fois-ci, pas de problème de connexion internet, mais depuis ce mardi matin, un certain nombre d’abonnés chez Onati ont perdu la possibilité de passer des appels depuis leurs téléphones mobiles quand d’autres ont perdu leur connexion internet. En cause, un dysfonctionnement informatique qui aurait provoqué des coupures de lignes pour factures impayées alors que les clients sont à jour de leurs paiements. Mardi soir, Onati reconnaissait ce problème qui semblaient en revanche ne pas toucher l’ensemble de ses clients. « Les agents techniques travaillent à la résolution du problème et tout devrait renter dans l’ordre assez rapidement », assurait-on chez Vini. Si les problèmes devaient persister, Onati invite les clients impactés à contacter le 3950 ou à se rendre dans une boutique Vini pour résoudre le problème en direct avec un opérateur. Ces problèmes techniques n’ont aucun lien avec la mise en place de la nouvelle réglementation COPS, assurent-on chez Onati. Le dispositif COPS (Compensation des Opérations du Pacifique Sud) pour le traitement des prélèvements automatiques, sera mis en place le 1 er octobre prochain pour renforcer la sécurité et la fiabilité des opérations de prélèvement réalisées en francs CFP. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

FSC Vibe : le piège des vidéos rémunérées

Tahiti le 22 septembre 2026 – La plateforme FSC Vibe continue de faire des victimes au Fenua. Sa promesse : gagner de l’argent… en regardant des vidéos. Mais pour retirer les sommes ainsi “gagnées”, FSC Vibe demande à ses usagers des “dépôts de paiement”. Moana a perdu 110 000 francs ainsi. Il raconte comment il est tombé dans cette arnaque. Beaucoup comme Moana pensait gagner de l’argent facilement grâce à la plateforme FSC Vibe. “Tu rentres dans l'entreprise et en gros, tu choisis ton niveau de travail, car il y en a plusieurs. Et en fait on te paye pour regarder des vidéos. On pouvait gagner jusqu'à deux millions de francs par mois en regardant des vidéos.” Sauf que pour ce faire, il faut s’inscrire sur la plateforme FSC Vibe, prendre un abonnement à huit niveaux et “ faire un dépôt de paiement” . Moana débute par le niveau 1 et gagne d’abord 3 puis 100 dollars par jour pour une mise de départ de plus de 410 000 francs. “En quatre mois j’ai fait beaucoup de retraits pour vite récupérer mes sous et j’ai gagné 60 000 francs de plus au total .” Payer pour récupérer son argent Il explique que pour devenir membre de la plateforme FSC Vibe, “ tu es obligé de passer par une recruteuse”. Celle de Moana s’appelait Antonia. “Elle te met en confiance et te dit : ‘Dépose tes sous ici, mets ton argent là, rajoutes-en encore, etc.’”. Une dizaine de groupes WhatsApp , composé d’un minimum de 800 personnes chacun, sont créés permettant aux membres d’échanger, de s’entraider, de se conseiller et à la recruteuse… de gérer son parc de victimes. Et pendant plusieurs semaines, tous vont échanger à propos de leurs gains, de leurs retraits d’argent sur ces boucles WhatsApp : “I l y avait plein de témoignages qui nous poussaient à avoir confiance”. Jusqu’au jour où les retraits deviennent… impossibles. En effet, pour récupérer leur argent, la plateforme FSC Vibe leur demande de faire de nouveaux dépôts allant jusqu’à 500 dollars. “Comme j’ai eu mon retour sur investissement, j’ai commencé à me poser des questions et me suis dit que ce n'est pas normal (…) car finalement il fallait payer pour avoir notre argent” . Suite à quoi le ton et l’ambiance joviale sur les groupes WhatsApp se dégradent. “Notre recruteuse s'est mise à fabriquer des fausses preuves. C’était elle la grande cheffe sur notre groupe WhatsApp” . Il explique ensuite qu’elle a commencé “à écrire que telle ou telle personne a reçu tant d’argent. Elle a même accusé certains membres d’en avoir arnaqué d’autres”. Finalement certains membres se rencontrent et font le point sur toutes les informations échangées dans le groupe WhatsApp. “Il s’est avéré que personne n’avait touché d’argent depuis plusieurs semaines voire mois. Et là on a compris que notre recruteuse nous avait menti .” Moana comprend tout de suite qu’Antonia n’est finalement qu’un “robot spécialisé en social engineering : En gros c'est de la manipulation mentale (…). Ils ont pu voir nos faiblesses, nos forces mentales et nous ont rendus dépendants (…). Ces robots ont réussi à construire une communauté ”. “Sauf qu’après avoir démasqué chacun de ses plans machiavéliques, la plateforme FSC Vibe a fermé”, constate Moana. Mais, selon lui, deux ou trois nouvelles plateformes auraient ouvert depuis. Moana explique que beaucoup “se sont fait avoir par Antonia. On a eu confiance en elle, on lui a raconté nos petits secrets, nos peurs, nos espoirs, etc. On s’est sentis rassurés, écoutés. Et c'est là que le piège s'est refermé sur nous. C'est carrément nos sentiments qui ont été manipulés dans l'histoire, c'est ça le problème ”. Il a constaté que chacune des recruteuses de FSC Vibe se présentait différemment avec sa propre histoire, sa propre légende. “ Antonia, c'est une femme au foyer qui habite aux États-Unis. Elle est d'origine espagnole. Elle a un enfant et se fait frapper par son mari. Donc tu vois, on se met à avoir de l'empathie pour elle alors qu’elle n'existe pas en fait car si c’est le cas elle n'aurait jamais laissé les gens croire qu'ils allaient gagner de l'argent pour ensuite tout leur reprendre (…). Ce n'est humainement pas possible .” “20 % vont s’enrichir sur le malheur de 80 %” “Il y a quatre milliards de francs minimums qui ont été perdus dans cette affaire (…). Moi aussi je me suis fait avoir, on s'est tous fait avoir par des robots car on refusait de voir la vérité”, déplore aujourd’hui cette victime. “L a confiance s’est installée.” Selon lui , il suffit que 2 000 personnes ait versé deux millions de francs chacun en un an pour atteindre un tel préjudice. Moana affirme qu’aucune plainte n’a été déposée. “O n ne peut pas car certaines personnes ont réellement fait des bénéfices entre 6 000 à 60 000 dollars et c’est surtout en cryptomonnaie. L'objectif, c'est de cacher nos revenus, soyons honnête : nous avons tous fait ce qu'on appelle de l'évasion fiscale et donc on ne peut pas aller porter plainte sans avoir la justice derrière nous pour nous punir .” Il est conscient que c’est “impossible pour nous de récupérer cet argent car c'est de la cryptomonnaie, ce n’est pas un virement bancaire donc il n'y a aucune traçabilité. On ne peut plus retrouver l'argent. C'est ça le problème et c'est pour ça que personne ne va aller porter plainte et que ça va en rester là”. Mais Moana craint que cela ne prenne de “l’ampleur car l’arnaque est passée à un niveau supérieur (…). Dans cette affaire j’ai finalement perdu 110 000 francs” . Pour lui il n’y a pas de secret : “ ces machines sont là pour nous arnaquer. Moi, par exemple, je ne vais pas te mentir, mon Antonia me manque. J'ai aimé travailler avec elle, J'ai fait plus de 50 transactions pour elle, trois millions de francs pacifiques ont été transférés et je ne sais pas où.” Selon lui “seuls les 20 premiers pourcents vont s'enrichir sur le malheur des 80 autres pourcents. Ceux qui se font entuber, ce sont les nouveaux. Les anciens sont rodés à cette arnaque et invitent les nouveaux à adhérer pour qu'eux puissent gagner de l'argent” . Moana appelle désormais la population à la prudence car, dit-il , “le seul espoir qu'ils ont, c'est de retourner dans une autre de ces arnaques”. Il estime même que quand tu y as mis le doigt c’est difficile de s'en sortir car “c’est une addiction” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Scooters Hello Scoot’s abandonnés, la mairie de Papeete hausse le ton

Tahiti, le 22 septembre 2026 - D'un jour à l'autre, les scooters jaunes Hello Scoot’ se multiplient sur les trottoirs du centre-ville. Batterie arrachée, roue manquante : beaucoup finissent en carcasses, jusque même dans les rivières. La cause : la société qui les exploitait, a fermé fin juin. Elle est aujourd’hui en liquidation judiciaire depuis le 7 septembre. Les épaves des scooters jaune poussin font tache à Papeete. Et le tāvana Rémy Brillant n’a pas manqué de s’en plaindre, vendredi dernier, dans un post Facebook. Alors qu’une lettre de mise en demeure était en préparation, la commune a été contactée, à la fin de la semaine dernière, par le liquidateur judiciaire de la SARL Hello Scoot’. Par un jugement rendu le 7 septembre, le tribunal mixte de commerce de Papeete a prononcé la liquidation judiciaire de la société et désigné un liquidateur. Selon les informations communiquées à la mairie, une grande partie des scooters aurait déjà été regroupée sur un parking. Certains demeurent pourtant stationnés sur les espaces publics. Faute de moyens humains et financiers suffisants pour procéder à leur enlèvement, le liquidateur sollicite désormais l’intervention de la commune afin de libérer les places de stationnement prises par ce qui s’apparente aujourd’hui à des véhicules encombrants. Le liquidateur doit maintenant établir un listing précis des scooters encore présents sur les espaces publics, avec leur localisation. “Lorsque nous disposerons de ces éléments, nous examinerons la situation et nous aviserons des suites à donner ainsi que des conditions dans lesquelles la commune pourrait éventuellement intervenir”, explique le maire de Papeete. Le tāvana, las de cette situation, se désole tout de même : “Le concept était intéressant. Ces scooters pouvaient rendre service aux usagers et contribuer à une mobilité plus douce. Mais aujourd’hui, ceux qui restent abandonnés posent un réel problème pour leur enlèvement.” Laissés ainsi, les scooters “encombrent les parkings, nuisent à l’image de la ville et donnent un sentiment d’abandon de l’espace public”, déplore le maire de la ville. “Ça laisse un sentiment d'insécurité.” Certains scooters commencent même à apparaître en pleine nature : l’un d’eux a notamment été retrouvé sous le pont de la Fautaua. ​ ​Une situation qui s’éternise Suite à la publication Facebook du maire de la capitale, de nombreux usagers ont proposé de retirer eux-mêmes les carcasses et de récupérer les engins. Une solution qui n'est toutefois pas autorisée. Ces scooters abandonnés n’en demeurent pas moins une propriété privée et ne peuvent pas être récupérés librement par les particuliers. Du côté de Fenua Ma, le constat est le même : rien ne peut bouger dans l'immédiat. Benoît Layrle, directeur général, rappelle qu'il n'a aucun ordre pour enlever les épaves, puisque chaque véhicule reste la propriété de son détenteur, carte grise à l'appui. Sans fourrière en Polynésie, la situation risque de perdurer, si personne ne se décide à agir. Si la justice s'en mêle, une procédure pourra être engagée. Mais encore faut-il que quelqu'un prenne le risque de la lancer. “C'est la même histoire que pour les bateaux”, résume Benoît Layrle : les propriétaires sont identifiés, mais leur accord reste nécessaire pour dépolluer. Le processus peut prendre des années. Lancée en mars 2021 par Arthur Ceccaldi, la start-up Hello Scoot' proposait des scooters électriques en libre-service, accessibles 24h/24 via une application mobile. L’initiative avait été récompensée par plusieurs prix locaux et nationaux d'encouragement à l'innovation. Elle avait aussi bénéficié de financements de la Sofidep, de BpiFrance et de business angels. Les véhicules se rechargeaient à l'énergie solaire, et la remise des clés se faisait entièrement en ligne. Arthur Ceccaldi avait complété cette offre avec un service de location de voitures en partenariat avec Avis Polynésie, puis avec Hello Covoit', anciennement Wigo, un service de covoiturage qui avait remporté en 2024 un appel à projets du Pays doté de 49 millions de francs. C'est finalement une accumulation de vols, de dégradations et de tensions juridiques qui aurait eu raison de la société. Le gérant avait annoncé, fin juin dernier, devoir jeter l’éponge. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en

Football – Un test pour Joël Fréchet et les Toa Aito à Rarotonga

Tahiti, le 22 septembre 2026 - La sélection tahitienne nationale va s’envoler vers les Îles Cook samedi matin pour y disputer deux matches amicaux le jour même à 18 heures et le mercredi 30 septembre (16 heures). Ce sera une première en match officiel pour le sélectionneur Joël Fréchet et le premier test des Toa Aito en vue des Jeux du Pacifique 2027. Le football tahitien a débuté un nouveau cycle au mois de février en s’attachant les services de Joël Fréchet nommé sélectionneur de l’équipe nationale seniors et qui a succédé à Samuel Garcia qui occupe désormais le poste d’entraîneur de Tahiti United. La Fédération tahitienne de football (FTF) a été convaincue par le parcours et la motivation de Joël Fréchet, ancien joueur professionnel qui a débuté sa carrière en Ligue 1 avec Lyon alors qu’il n’avait pas encore 16 ans et qui, après un long parcours chez les pros dans plusieurs clubs de l’élite française, s’est reconverti dans l’encadrement technique avec des passages en Ligue 2 nationale et un retour à Lyon où il a occupé plusieurs postes d’encadrement y affirmant ses compétences. En poste à Tahiti depuis plusieurs mois, Joël Fréchet a maintenant bien cerné le contexte footballistique tahitien : “J’ai présenté un projet pour l’équipe nationale A en vue des Jeux du Pacifique mais pas seulement car j’ai également pour mission de chapeauter les autres équipes nationales comme celle des U19 qui vient de réaliser une grosse performance en se qualifiant pour la Coupe du Monde avec son entraineur Raimana [Buluc]. Et j’ai également pour mission de donner mon avis sur la formation et aider la [Direction technique]. Je vais régulièrement voir les matches de championnat depuis mon arrivée. J’ai des contacts avec les coaches et j’ai maintenant une bonne idée du profil des joueurs locaux. Ce sont des joueurs athlétiques et guerriers avec un bon niveau technique et je pense qu’il y a du potentiel pour faire du bon travail.” Une ossature Vénus-Tefana Joël Fréchet a annoncé, lundi soir au centre technique de la FTF, la liste des joueurs retenus pour disputer les deux matches amicaux qui auront lieu à Rarotonga le samedi 26 et le mercredi 30 septembre, contre la sélection des Îles Cook. Le sélectionneur s’est logiquement appuyé sur une ossature entre joueurs de Vénus qui se sont enrichis d’expérience la saison dernière avec le club professionnel de Tahiti United lors du championnat de l’OFC Pro League ; et de Tefana qui a nettement dominé la précédente saison locale. Le sélectionneur a également été piocher du côté de Moorea en retenant Yohann Tihoni et Albert Mairau et donné un coup de jeune à l’effectif en y intégrant trois U19 dont la sélection s’est récemment distinguée aux Samoa lors du championnat OFC 2026, les Aito Taure’a décrochant le titre de vice-champion d’Océanie et se qualifiant pour la Coupe du Monde U20 de la Fifa 2027. Nuihau Firiapuu et Titouan Courtois seront ainsi les deux gardiens de la sélection tahitienne à Rarotonga, Tauhiki Bohl ayant été retenu dans la ligne défensive. Les 19 joueurs sélectionnés sont issus d’un groupe d’une quarantaine de joueurs qui ont participé à trois regroupements ces derniers mois sous la direction de Joël Fréchet. Le sélectionneur ayant pu affiner ses choix à ces occasions, à l’appui des observations faites dans le cadre du championnat de Ligue 1. Deux victoires pour se mettre en confiance Les Toa Aito n’ont plus joué en compétition depuis mars 2025 et leur élimination par la Nouvelle-Calédonie en demi-finale des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Le rendez-vous des Îles Cook s’annonce donc comme un nouveau cycle avec un nouveau sélectionneur et une sélection largement remaniée. Il s’agira certes de matches amicaux contre une sélection qui ne brille pas dans les compétitions océaniennes mais Joël Fréchet attend de ses joueurs qu’ils entament leur parcours de préparation pour les Jeux du Pacifique sur de bonnes bases en termes de jeu et de confiance : “On a mis en place des valeurs avec le groupe avec lequel j’ai travaillé ces derniers mois et j’ai retenu, pour le déplacement aux Îles Cook, les joueurs qui me semblent les plus aptes à respecter ces valeurs et à bien défendre les couleurs de Tahiti sachant que certains n’ont pu répondre favorablement pour ce déplacement car ne pouvant se libérer de leur obligation professionnelle. Après, le groupe n’est pas fermé en vue des Jeux du Pacifique ; mais on commence notre préparation avec une bonne base de travail au niveau de l’effectif. Je suis très ambitieux pour le football tahitien et ces sélections. Mes convictions me portent vers un football offensif qui, à mon sens correspond bien aux qualités des joueurs locaux. Mais l’objectif c’est bien sûr d’avoir une équipe équilibrée dans toutes ses lignes. C’est ce qu’on va s’efforcer de mettre en place aux Îles Cook avec mon staff. Bruno Tehaamoana a une longue expérience du football tahitien pour m’orienter et pour bien lancer notre campagne de préparation tout en visant deux succès avec la manière car à Lyon on m’a inculqué la culture de la gagne.” Deux victoires paraissent très réalisables et semblent même impératives pour que la sélection tahitienne se mette en confiance car la sélection des Îles Cook parait très abordable eu égard à ses résultats dans les compétitions océaniennes. Tahiti accueillera à son tour la sélection des Cook du 9 au 17 novembre, d’autres rencontres internationales étant également envisagées avant l’échéance des Jeux du Pacifique 2027. Patrice Bastian La sélection Gardiens -Niuhau Firiapu (Tefana) -Titouan Courtois (Pirae) Défenseurs -Mauri Heitaa (Vénus) -Dilan Hutia (Tefana) -Iliwai Resopawiro (Tefana) -Tauhiki Bohl (Tefana) Milieu -Terai Bremond (Vénus) -Roonui Tehau (Vénu) -Bryan Lebrun (Tefana) -Yohann Tihoni (Tohie’a) -Cedovan Taniel (Tefana) -Irinai Vahirua (Vénus) -Kavai Morgan (Tefana) -Honoura Maraetefau (Tefana) Attaquants -Kamalani Bennett (Tefana) -Teaonui Tehau (Vénus) -Albert Mairau (Mira) -Maitera Tanerii (Central) -Matai Papaura (Pueu) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · sports en

Une dernière chance pour l’alcoolique multirécidiviste

Tahiti le 21 septembre 2026 – Une quadragénaire multirécidiviste pour conduite sous l’emprise de l’alcool a été condamnée lundi à un an de prison assorti d’un sursis probatoire pendant 2 ans avec obligation soin . À la barre la prévenue a reconnu “être un danger public (…) et être prisonnière de l’alcool” . Ils étaient plusieurs prévenus lundi dans la petite salle d’audience du tribunal de première instance de Papeete convoqués en comparution immédiate. La plupart des faits reprochés ont été commis ce week-end et tous venait de passer au moins une nuit à Nuutania. Ils étaient là pour des faits de violence, menace de mort, rébellion, vol en récidive. Et parmi tous ces hommes, il y avait une femme, la quarantaine qui a elle aussi passé son week-end à Nuutania après avoir été contrôlée en récidive pour conduite d’un véhicule sous l’emprise d’un état alcoolique. “Je suis prisonnière de l’alcool” La quadragénaire, assise à côté de tous ces hommes, paraît très paisible et décontractée. Ancienne auxiliaire de vie aujourd’hui elle n’a plus d’emploi. La présidente du tribunal, Hélène Bigot, l’appelle à la barre et lui rappelle qu’en octobre 2025 elle avait déjà récidivé pour conduite sous l’emprise d’alcool à Papeete. Elle avait même eu un accident : “Elle s’est plantée toute seule, elle est tombée” . Elle avait écopé de six mois de suspension du permis de conduire. Mais cela n’a pas corrigé la quadragénaire. Le 19 août dernier, elle récidive de nouveau. Elle n’a alors pas de permis de conduire et présente un défaut d’assurance. Un mois plus tard soit le week-end dernier à Mahina, la quadragénaire est une fois de plus arrêtée, ivre au volant de son véhicule alors que son permis de conduire a été suspendu. La police municipale de Mahina l’interpelle car elle “ne respecte pas les lignes” . Elle est ensuite soumise à l’éthylotest puis à l’éthylomètre. Elle est contrôlée à 0,76 g/litre comme un mois avant. La quadragénaire reconnaît qu’elle est en “tort” . “P ourquoi vous buvez autant ?”, lui demande la présidente. “Statistiquement, pour un conducteur, être contrôlé trois fois dans un état alcoolique c‘est impossible ou sinon il y a un problème d’alcool .” La quadragénaire ne nie pas : “ D epuis que j’ai mon permis (…). Je sais je suis un danger public (…) je ne suis jamais allée voir un médecin pour ce problème (...). Je n’arrive à pas arrêter de boire (…) et je n’ai rien fait pour arrêter de boire”, avoue-t-elle a à la barre. “U n danger public” : la présidente acquiesce. La prévenue explique ensuite être séparée du père de ses enfants et qu’en juillet dernier elle a perdu son père. À la question “Qu’est-ce que la prison vous a fait ?” “R éfléchir que je suis un danger”, reconnait la prévenue . “Et ce week-end j’ai pensé à ma liberté et j’ai pris conscience que je suis prisonnière de l’alcool .” Le ministère public a demandé 18 mois de prison dont un an avec sursis, obligation de soin, maintien en détention et annulation du permis de conduite pendant un an, à l’encontre de la prévenue. Après en avoir délibéré, le tribunal condamne cette quadragénaire à un an de prison assorti d’un sursis probatoire pendant 2 ans avec obligation soin et de travail. Elle devra également suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. La peine est prononcée avec une exécution provisoire. Son permis de conduite est annulé avec interdiction de le repasser pendant un an. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

tahiti-infos.com · world en